Depuis plusieurs mois maintenant, une situation pour le moins explosive subsiste au sein de la société pétrolière GAB’OIL. Son Directeur général, Emmanuel GEGE ADETELOBE est accusé, à tort ou à raison, de chiffonner les caisses de l’entreprise sans être inquiété malgré les dénonciations multiples dont il fait l’objet.

Le climat est devenu tellement délétère que la terreur, les menaces, les intimidations, les sanctions et les licenciements sont devenus le mode de gestion par excellence au sein de cette entreprise où son directeur général, à ce qu’il se dit, se permet désormais de licencier à tour des bras des compatriotes, pères et mères des familles, sans raison vabable et sans tenir compte des exigences du Code du travail en Républicaine gabonaise.

A ce jour, l’on parle de cinq autres compatriotes employés dans cette entreprise qui seraient dans le viseur du DG, qui envisage de les licencier, au prétexte qu’ils seraient les poils à gratter qui l’empêchent de tourner en rond et de faire les choses à sa guise.

Parmi les griefs faits, on accuse GEGE ADETELOBE de gérer GAB’OIL comme une épicerie familiale. Sa gestion financière est tellement scandaleuse, qu’il profiterait de sa relation particulière avec le directeur financier de la société pour faire valider des transactions financières douteuses. A ce sujet, un dossier circulerait déjà et serait même, apprend-on, entre les mains de plusieurs personnalités politiques et des décideurs, mais aussi du pouvoir judiciaire.

Des sorties d’argent frauduleuses et douteuses, dont les montants sont évalués à plusieurs milliards décaissés moyennant des entourloupettes ou mécanismes bien huilés, qui font qu’aujourd’hui, si rien n’est fait, GAB’OIL pourrait aussi mettre la clé sous le paillasson. Ce qui enverrait plusieurs Gabonais au chômage et dans la rue.

Un scénario risqué et déphasage avec la politique du chef de l’État, Ali BONGO ONDIMBA, davantage à la veille d’une élection capitale comme la Présidentielle. Mais une démarche suicidaire qu’entretiendrait malgré tout le le DG de GAB’OIL, qui dit espérer asseoir son autorité décriée de cette manière.

A GAB’OIL, les employés qui crient au loup et cherchent désespérément la prise en main de ce dossier par le gouvernement, pour y mener des audits et éventuellement sanctionner les fauteurs, si seulement les accusations formulées à l’endroit de GEGE ADETELOBE et sa bande étaient fondées.

A GAB’OIL, on se demande aussi pourquoi la justice n’arrive pas à se saisir du dossier pourtant entre ses mains, pour entendre et confronter les différentes parties, pour confondre le ou les accusés sur les évidences des milliards détournés.

Sauf à croire que le Directeur général de GAB’OIL, comme il le dit à qui veut l’entendre, jouirait d’une protection telle de ses protecteurs, qu’il dit tapis au ministère du Pétrole et au Palais du bord de mer, pour défier la loi et agir comme il veut ? Non ! car la justice, symbolisé par une balance, est pour tout le monde.

Les instances habilitées gagneraient donc à se lever pour mener des enquêtes et des audits au sein de GAB’OIL ou des spéculations des détournements graves d’argent sont dénoncées à hue et à dia.

Une démarche qui aurait le mérite de confirmer ou d’infirmer la responsabilité des accusations portées à l’endroit d’ Emmanuel GEGE ADETELOBE.

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