Depuis plus de deux décennies, le gouvernement Gabonais a signé avec une entreprise indienne dénommée Oil Indian Gabon, une concession d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures. Plusieurs champs ayant été attribués à cette entreprise d’Etat Indien. Il ressort néanmoins que les pratiques liées aux différentes activités de Oil Indian sont entourées des zones d’ombres qui dégagent une forte odeur de corruption à grande échelle, le faux en écriture et en déclaration en douanes, autant d’éléments qui mettent en doute la capacité opérationnelle des Indiens à remplir convenablement leur par de contrat sans gruger l’Etat Gabonais.

Les travaux du montage du RIG qui devait permettre le démarrage de l’exploitation sur le site de Bifoun-Paris à quelques encablures de Lambarené dans le Moyen Ogooué ont accusé un retard de plus de six mois. Les raisons évoquées, le retard dans la livraison des derniers éléments du RIG. Une situation qui a causé un énorme préjudice aux sociétés prestataires qui avaient déjà mobilisé les hommes et le matériel pour le démarrage effectif de l’exploitation.

Mais la vraie raison de ce décollage manqué est due, selon des sources bien introduites, à la mauvaise qualité des composantes du RIG.

En effet, lors des appels d’offres lancés pour l’acquisition d’un RIG, c’est un prestataire Nigérian sans expertise et sans référence qui a été choisi. Un choix difficilement explicable pour une société comme Oil Indian, qui n’est pas à sa première expérience dans le domaine. D’après ces sources, le choix de ‘’DRILLING EQUIPMENT SUPPLY NIGERIA LIMITED’’ qui a commandé les élément à Houston aux Etats Unis, cache une grosse entourloupe entre Oil Indian Gabon et la Direction générale des hydrocarbures (DGH). Mieux les déclarations effectuées au niveau des services des douanes gabonaises laissent entrevoir des fausses déclarations.

Pour ce qui est des services des Hydrocarbures, il est inconcevable que ces derniers laissent passer un matériel défectueux et non conforme pour une activité aussi sensible que l’exploitation du pétrole. Mieux, le bureau Veritas n’aurait pas délivré le certificat de conformité à ce matériel qui a débarqué au Port d’Owendo pour être acheminé sur le site. Sur quelle base ce matériel a-t-il été accepté sur site ? Tout un mystère.

Au niveau de la douane, l’accord de la demande d’exonération formulée par la Direction d’Oil Indian Gabon a dû favorisé la fraude constatée dans les déclarations aujourd’hui. Sur cette note d’accord, les inspecteurs des douanes auraient aveuglement fait confiance aux déclarations fournies par le transitaire ART non seulement sur la valeur du RIG, mais aussi sur la liste de colisage. Ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête au niveau des douanes qui a conclu à de fausses déclarations sur la valeur et sur le fret où 157 pièces ont été déclarées au lieu de 234.

D’après les mêmes sources, il était question que le matériel non adapté soit rapatrié à Boston aux Etats Unis où ils ont été embarqués. Mais il se trouve que ce matériel est en train d’être utilisé en moment sans garantie de sécurité et avec tous les risques que cela comporte.

Aux dernières nouvelles, Oil Indian Gabon serait épinglé par les services des douanes et les tractations sont en cours pour trouver une solution à l’amiable. Mais cette solution ne serait elle pas un acte de corruption de trop ? Pourquoi une société d’Etat, bénéficiant d’une dérogation des droits et taxes de douanes s’arrange-t- elle à faire des fausses déclarations ? Quelles sont les vraies valeurs du RIG importé ? Qui sont les auteurs, complices et bénéficiaires de ce scandale ? Pourquoi le mutisme du ministère du Pétrole ? Quel rôle a joué le déclarant en douane ART dans cette affaire ?

Les réponses dans nos prochaines parutions

 

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