Pour mettre fin à un malentendu fortement amplifié, et pour éviter une sorte d’imposture qui ne dit pas son nom, des anciens membres des CAP (Comités d’actions politiques) ont tenu à lever l’équivoque sur certains dires de l’ancien bagnard, Bertrand Zibi Abeghe. Lequel se répandrait, voire laisserait entendre qu’il aurait fait partie des capistes. Raison pour laquelle, pour mettre fin à un tel discours de l’ancien taulard actuellement en séjour aux Etats-Unis, une conférence de presse a été organisée le jeudi 1er décembre, pour une restitution des faits, et surtout un devoir de mémoire.

 

C’est le député du 1ème siège du 2ème arrondissement de Libreville, Massala, ancien membre des CAP, assisté de quelques éléments dudit groupe, qui a tenu à préciser les choses. Pour Massala et ses amis, Bertrand Zibi Abeghe n’a jamais été avec eux. Et que s’il se revendique d’avoir appartenu à un groupe dans les années 1990, c’est sûrement pas les CAP. “La circonstance qui nous rassemble ce jour illustre une fois de plus que tout acte passera un jour en jugement devant l’histoire”, a d’entrée déclaré le député PDG.

 

Puis, Massala a poursuivi pour éclairer la lanterne des uns et des autres qu’“il y a de cela un peu moins de trente ans, aux lendemains de la conférence nationale de 1990, à la veille de première élection présidentielle de l’ère multipartiste, au plus fort des luttes politiques qui allaient pour longtemps dessiner l’orientation politique de notre pays, en deux groupes distincts l’opposition et la majorité présidentielle. (…). La radicalisation du discours politique suivie d’un climat d’intolérance avait fait croître les démons de la haine. Les cendres chaudes des incendies, des destructions et des pillages survenus sur l’ensemble du territoire auguraient du climat malsain dans lequel allaient se dérouler les élections présidentielles” Et “(…)… dans ce contexte proche de l’apocalypse social que des jeunes rassemblés dans la tendance progressiste du PDG, conduit par leur leader, vont décider de créer sur la base du modèle des jeunesses socialistes des comités de mobilisation et d’action politique en abrégé CAP…” a ajouté le député Massala.

 

Un peu plus loin, il renchérit pour aborder le cas Zibi : “ (…). Reprenant le modèle d’organisation des CAP, certaines personnalités de la majorité vont s’entourer de jeunes pour les accompagner et les assister dans les activités de campagne. C’est à la suite d’une mission menée dans la localité de l’intérieur que des jeunes conviés par un responsable politique s’estimeront être sous traités. Quelles avaient été la nature des missions ou tâches qui leur ont été assignées, nul ne le sait. Toujours est-il que de retour à Libreville, s’estimant toujours floués et en colère, ils décidèrent donc de se rendre au domicile du secrétaire général du PDG de l’époque (Jacques Adiahenot, ndlr) pour plaider leur cause. Je précise encore que ces jeunes n’étaient pas des capistes. (…)”.

 

Et qu’au “ (…). Sortir de l’audience avec le président Omar Bongo, une somme d’argent est donnée au porte-parole et leader des jeunes. Ils baptiseront leur mouvement du nom des Jeunes des Mapanes avec comme chef de file Bertrand Zibi.(…). Il ne nous est pas donné de déjuger les assertions de Bertrand Zibi quand il affirme avoir commis des actes dont il a honte et qui l’ont amené à se repentir et à demander pardon au peuple gabonais et à Dieu. (…). A la lumière de ces faits et pour avoir été témoin et membre de la coordination des CAP, je peux affirmer sans réserve, que Bertrand Zibi n’a jamais été capiste et n’a donc jamais servi sous la dilgence de monsieur Ali Bongo. (…)”.

 

Kevin aymard Lelengui

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