Le 21 novembre dernier, le Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Steeve Nzegho Dieko, conviait au siège de la formation politique à Libreville, les membres de son Conseil consultatif des sages auquel n’ont curieusement pas pris part, ceux de la province du Haut- Ogooué.

Absence très remarquée pour diverses raisons qui vont du poids politique de ladite province à l’intérêt qu’ Ali Bongo Ondimba, accorde aux valeurs d’unité et de cohésion au sein de sa chapelle politique, surtout à l’orée d’échéances cruciales.

Malgré les arguments brandis par les uns et les autres pour tenter de justifier cette absence, les Pédégistes rencontrés sont unanimes pour reconnaître le flop, qualifiant cela de triste et de déplorable, car susceptible de perturber la dynamique moribonde de ce parti dans le Haut- Ogooué où il est pourtant bien implanté depuis sa création en 1968. Cette absence peut vouloir traduire, de l’avis d’analystes, la tension qui secoue le PDG dans un contexte agité et de grandes incertitudes à l’approche de la présidentielle prévue l’an prochain. Rien ne saurait expliquer véritablement l’absence des sages altogovéens qui étaient cependant informés de la tenue de cette réunion importante à maints égards. D’où les interrogations qui défilent dans les esprits des uns et des autres, interrogations soulevant d’énormes inquiétudes pour l’avenir, de nombreux militants craignant la naissance d’une crise profonde pouvant fragiliser l’équilibre de ce parti qui a depuis su voguer contre vents et marées. L’exaspération n’est pas exclue dans les rangs de ses militants qui peut accentuer la crise de confiance perceptible au sein de ce que d’aucuns qualifient, à tort ou à raison, de « bateau ivre ».

 

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