Le département de la Doutsila, situé dans la province de la Nyanga, au sud du pays, semble être un département qui n’appartient pas au Gabon. Pour cause, les cadres de cette partie du pays ne sont pas promus aux hautes responsabilités. Aux postes de directeurs généraux, ministres ou encore moins de secrétaires généraux des ministères. 

Depuis l’ indépendance du Gabon, aucun fils de ce département n’a été nommé au gouvernement.

Les Doutsilois sont-is donc des faire-valoir, des porte-valises notoires, à la solde des autres départements de la Nyanga ?

Pourtant ce n’est pas la matière qui manque. La Doutsila regorge d’intelligences dans divers domaines : des universitaires, des enseignants, des cadres sortis des grandes écoles ( ENA, IEF…).

 

La Doutsila au début du retour du multipartisme, en 1990, s’était rangée dans l’opposition, en élisant pendant deux mandatures un député du Parti Gabonais du Progrès (PGP). Faire la part belle à l’opposition était un des reproches acerbes faits aux populations, leur laissant entendre que c’était une des raisons du non développement du coin. Les Doutsilois ont pensé voter utile. Ils éliront un député du parti au pouvoir ( PDG). Le Conseil départemental, le Conseil municipal seront en majorité de ce parti. Mais le salut ne viendra jamais. Au contraire, le département va s’enfoncer davantage. Comprenant le leurre, ils vont repartir à leur ancien amour. Un député de l’opposition sera élu, mais le sénateur restera PDG. Malgré les votes parfois massifs pour le parti d’Omar Bongo repris par Ali Bongo son fils rien ne s’y fera.

Pour l’instant Mabanda n’aura que ses yeux pour pleurer.

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