Tous ceux qui ont, le 20 septembre dernier, suivi l’actualité et qui ont une grande idée des us diplomatiques, se sont, comme nous, demandés qu’est-ce que le fils d’Ali Bongo Ondimba faisait à New-York.

En effet, rien du point de vue protocolaire n’explique cette intrusion dans la délégation gabonaise, de cet homme lors des travaux de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Qu’est-ce qui lui a donc valu d’être aperçu en VIP, dire qu’il a depuis été relevé de ses prestigieuses fonctions de Coordinateur Général des Affaires présidentielles (CGAP) ? Quelle explication donne-t-on à la présence de quelqu’un pourtant remis à la disposition de son administration d’origine dans une délégation représentant le Gabon à une telle rencontre de chefs d’État et de Gouvernement ?

Quel que soit l’argument exhibé, des incongruités apparaissent qui nous amènent avancer qu’il y a encore eu là une grossière erreur doublée d’un mélange de genres, voire une confusion entre l’officiel et le familier. D’où la question que nous nous posons de savoir si le Gabon mérite d’être appelé République et s’il est réellement dans la tête de ses dirigeants d’observer un minimum de lucidité dans le respect des principes régissant ce modèle de gouvernance. L’on finit par comprendre que nos écrits du 3 novembre 2021 à travers lesquels nous dénoncions déjà la présence du ce même Nourredin à la Cop 26 à Glasgow étaient justifiés pour qu’ils nous évitent le traitement à nous infligé par les amateurs de la Communication présidentielle qui proférèrent des menaces à notre encontre et nous injurièrent sur les antennes de la radio Urban FM.

Mais jusqu’à quand va-t-on continuer à procéder ainsi ? Question que nombre de Gabonais continuent de se poser.

 

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