L’affaire Christian Patrichi Tanasa Mbadinga fait un total tsunami. Les révélations de cet ancien haut cadre de la Gabon Oil Company (GOC) éclaboussent de nombreuses personnalités encore en fonction, ainsi que plusieurs associations et ONG dont celle de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba. 

 

Réagissant dans un communiqué de presse ce jeudi 21 février 2022 après que son nom ait été lu sur un visuel de FUNNY GABON, le journaliste d’investigation, Stive Roméo Makanga a battu en brèche les allégations faites sur sa personne, et a précisé que l’ancien ADG de la GOC n’en avait même pas parlé lors de son audition de mercredi, et que la publication largement distillée sur la toile était un pur montage pour nuir à son image et à celui de son journal.

 

Sitôt l’élément constaté sur les réseaux sociaux, la Rédaction de Gabon Infos s’est en effet assurée de sa fiabilité. En effet, l’ancien patron de la GOC n’en a jamais fait mention devant les juges.

 

Seulement, réagissant à la fakenews, Pierre Claver Maganga Moussavou, l’ancien vice-président de la République, qui n’a toujours pas digéré son éviction depuis 2019, et qui avait traîné le journaliste Stive Roméo Makanga devant le tribunal correctionnel et exigé le paiement de près d’un milliard, s’en est pris vertement au patron de KONGOSSANEWS sur sa page Facebook.

 

« Pour mémoire, Stive Roméo Makanga et bien d’autres recevaient  »des peaux de vin ». Il est en effet celui qui a publié dans  »KongossaNews » un article ayant pour titre ‹‹MAGANGA MOUSSAVOU CHEF DE GANG››. Un article sur lequel le pouvoir s’est appuyé pour évincer le VPR PCMM. Un dossier vide monté de toute pièce (le KévazingoGate)… », a critiqué l’ancien vice-président.

 

Interrogé sur la réaction de son accusateur, Stive Roméo Makanga a été formel: « Vous avez vu comment il a écrit pots-de-vin ? Ça en dit long sur le genre de vice-président que nous avons eu. Et pourtant c’est lui qui a un doctorat ».

 

Et de préciser :  » Un vice-président qui fait une publication sans recouper les faits, s’assurer de la véracité d’une information. Et vous vouliez que le président de la République le garde? Un homme d’État qui n’a aucune notion pour la réserve, qui partage des tracts (fakenews) sur les réseaux sociaux. Vous vouliez que le chef de l’État le garde? Ali Bongo Ondimba a peut-être bien fait de se débarrasser de Pierre Claver Maganga Moussavou, je vous le dis ».

Une réaction cinglante, quelques heures seulement après son démenti.

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