La situation de crise que traverse la Caisse Nationale de Sécurité (CNSS) ne doit laisser insensible les gabonais de tous les bords. C’est à ce titre, que l’Union Nationale (UN) a organisé le vendredi 24 juin sis à Louis un débat citoyen, pour trouver les solutions qui relanceraient la CNSS parmi lesquelles son recentrage sur son métier de base : la sécurité sociale.

 

Aujourd’hui embarquée dans une crise sans précédent, la CNSS est avant toute chose, confrontée aux mauvaises décisions du gouvernement qui foulent au pied les statuts de la CNSS.

 

C’est le cas, lorsque le Conseil des Ministres s’est proposé de nommer un administrateur provisoire pour la gestion de la CNSS alors en crise, alors que les articles 33-34-35 de la CNSS prévoient la nomination d’un directeur général choisit par les partenaires sociaux à savoir : le patronat et les syndicats.

 

Et pour cause, selon un slogan sectoriel « les actifs d’aujourd’hui, font les pensions de demain ». Or, il se trouve que l’Etat en tant que premier employeur ne crée plus du travail.

 

A contrario, nous sommes en face d’un gouvernement qui ne reverse pas ses cotisations à la CNSS préférant au besoin se servir dans les caisses de la CNSS pour satisfaire son appétit financier.

 

Toute chose qui a fait dire à l’Union Nationale par la voix de son vice-président, Jean Gaspard Ntoutoum Ayi, que l’Etat pourrait profiter de la manne pétrolière actuelle pour apurer sa dette auprès de la CNSS. Selon l’Union Nationale, cette décision paraît urgente.

 

A cet état de fait, l’Union Nationale a également dénoncer les mauvais investissements réalisés au cours de ces dernières années par la Caisse dans le secteur de l’immobilier.

 

On parle à ce jour, des pertes qui dépasseraient plus de 100 milliards de FCFA dans ce secteur de l’immobilier. Et ce, malgré le fait que la CNSS s’est depuis dotée d’une société spécialisée ( la CNSS Immo) pour gérer son patrimoine immobilier.

 

De toutes les voix qui se sont élevées lors de ce débat citoyen organisé par l’UN, la mauvaise gestion a été décrié par toutes et il appartiendra à la direction provisoire de diligenter des audits afin de déterminer avec exactitude le niveau des pertes et des responsabilité.

 

Mais nul doute, que l’idée proposer par le vice président de l’UN, Jean Gaspard Ntoutoum Ayi et qui consiste à recentrer la CNSS sur son métier traditionnel à savoir la sécurité sociale, apparaît comme la voie indiquée pour son sauvetage.

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