La situation de la radio panafricaine Africa N°1 au centre des débats entres experts, actionnaires et le ministère de la Communication. Les parties prenantes et l’autorité ministérielle misent sur une sortie de crise avec à la clé la création d’un nouveau média qui viendra remplacer la radio panafricaine qui traverse le désert.

 

Pascal Houagni Ambourouet reprend en main le dossier préoccupant d’Africa N°1, la radio Panafricaine à l’arrêt total depuis 2017.

Le ministre de la Communication a réuni jeudi, les experts, l’administrateur directeur général d’Africa N°1, le lybien El Bachir qui détient 52℅ du capital de la radio, et les Membres de son cabinet, pour faire le point de la situation d’AfricaN°1, au regard de la déliquescence accélérée de l’Outil, aujourd’hui à l’abandon afin de trouver des solutions idoines de sortie de crise.

 

 » Ce qu’il faut retenir c’est tout de suite, il faut organiser le processus de rachat de titre d’ Africa numéro 1 détenu par la LAP. Le format du capitale d’Africa No1 est le suivant : 52 % pour la LAP qui est la société de gestion de portefeuille, 35 % détenu par l’Etat Gabonais et 13 % par des privés gabonais. C’est qu’il faut ce que l’Etat achète les titres de la LAP afin qu’on puisse être majoritaire afin d’être capable d’amorcer toutes les mesures de restructuration, notamment l’exécution du plan social c’est-à-dire la rupture des contrats de travail avec l’ensemble du personnel « , à indiqué l’expert Félix Onkéa,

Le ministre de la communication a souhaité avoir une visibilité de  actionnariat.

 » Nous sommes sur la bonne voie, il y aura quand même des étapes nécessaires. Il faut des échanges avec la Lybie et la fixation du prix de la transaction ça peut prendre un peu temps », a souhaité l’expert Félix Onkéa, répondant à la préoccupation du ministre.

Le membre du gouvernement veut aller vite sur ce dossier, il a donc instruit à ses équipes de renouer dans des délais courts des échanges avec la Lybie qui détient 52% du capital des actions contre 35% pour le Gabon.

 » Nous avons arrêté un certain nombre de points pour sortir de la crise. Il nous faut d’abord le problème de l’actionnariat, ensuite le personnel et le problème de redressement judiciaire. Ça va se faire selon le calendrier que nous avons mis en place en se basant sur les conclusions de la commission interministérielle qui s’est tenue il y a 2 ans », a indiqué El Bachir ADG, représentant la partie lybienne.

La suite des échanges permettra à la partie gabonaise de décider de mettre en place tout le nécessaire pour la liquidation de cette radio qui conduirait vers la création d’un nouveau média.

Source : Mincom

Facebook Comments