Alors que le Gabon traverse une période financière des plus inquiétantes avec à la clé « tensions de trésorerie », ceux qu’il était convenu de nommer par le terme «nos ambassadeurs», joueurs et encadreurs des Panthères, équipe nationale du Gabon, viennent à nouveau de nous surprendre à travers une correspondance de la très complice Fédération gabonaise de Football (FEGAFOOT).

Dans une correspondance adressée aux autorités gabonaises, l’instance faîtière du Football gabonais présente non sans sourciller les exigences au demeurant insensées des joueurs, du staff, du sélectionneur et du manager général qui, en cœur, exige que soient revues à la hausse leurs primes sans tenir compte du fait qu’ils se sont affublés du titre de patriotes, dire qu’en tant que tels, ils se devaient au regard de la morosité de la situation économique du pays, de s’apitoyer sur le sort de leurs compatriotes écrasés par la misère qui vivent avec moins d’un dollar/ jour.

Comment en effet comprendre pour l’admettre qu’une équipe désorganisée et frappée de plein fouet par des scandales de tous genres, au lieu de réfléchir au moyen de satisfaire le Gabon en amenant son drapeau flotter très haut dans le ciel du Cameroun, exige que des sommes faramineuses lui soient octroyées au titre de primes ?

N’est-ce pas là un vrai scandale surtout lorsque l’on se rend compte que la somme de 3,8 milliards réclamée par les Panthères en cas de qualification en 1/4 de finale donne du tournis ? Quand on sait qu’elle représente plus que le montant attribué par la CAF au vainqueur de la compétition. Attitude à la limite du crime car à ce fait s’ajoute une révélation en rapport avec la première, à savoir que si les joueurs et le staff, y compris les intendants et les kinésithérapeutes réclament l’octroi de cette prime en cas d’accès en 1/4 de finale, le sélectionneur et le manager général exigent, quant à eux, le double.

Ne peut-on pas déduire à la lecture de ces faits que ces derniers ne sont mus que par l’argent et qu’il n’y a chez ces gens encrés dans le népotisme aucune once de patriotisme ? Contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire !  Nous en voulons pour preuve l’attitude affichée par Pierre-Émerick Aubameyang lorsque Pierre Aubame, son père, fut relevé de ses fonctions au sein de l’équipe nationale. Le capitaine des Panthères n’avait pas trouvé autre expression que de menacer de quitter les Panthères si son père n’était pas réhabilité.

Les primes que réclame l’équipe nationale du Gabon dont les prestations sont pourtant souvent critiquées, même les meilleurs nations n’ont jamais osé les demander. Qu’est-ce à dire ? La gestion des Panthères n’est-elle pas orthodoxe ? Nous nous demandons si la préparation et la participation de l’équipe nationale gabonaise aux compétions ne sont pas budgétisées. Pourquoi, sachant que les mêmes causes produisent les mêmes effets, toujours retomber dans les mêmes travers ?

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