Né en 1929, à Nkoaloa (Bitam dans le Woleu-Ntem), Jean-Marc EKOH est décédé dans sa ville natale cet après-midi des suites d’une longue maladie. 

La nouvelle est tombée ce jour, l’ancien ministre d’u régime Bongo a tiré révérence á l’âge de 92 ans.

Il débute ses études entre l’école protestante d’Ayananga’a (1937-39) et l’école Mfoul d’Oyem où il obtient son certificat d’études primaires indigènes (CEPI). Admis aux cours complémentaires, il est inscrit à Lambaréné et sort en juin 1945, avec son diplôme de moniteur, assorti de la mention « admis à enseigner ». Pendant une bonne décennie, Jean-Marc EKOH ira ainsi d’école en école. Durant cette même période, il préside aussi au Conseil de la jeunesse du Gabon. Une implication importante puisqu’il représentera le Gabon en 1961, à l’Assemblée mondiale, tenue aux Etats Unis. (source l’Union).

En 1957, il débute en politique, dès le  31 mars, il est élu à l’Assemblée territoriale du Gabon, avant de devenir député du Woleu-Ntem, sous les couleurs de l’Union démocratique et socialiste du Gabon (UDSG). A compter de ce moment, Jean-Marc EKOH va occuper différents postes ministériels. Dans son premier gouvernement, Léon Mba lui confie le portefeuille du Travail, de la Jeunesse et des Sports, avant de le nommer à L’Education Nationale, un ministère dont il s’occupe jusqu’en 1962. L’homme est jeune, et à l’image d’autres enseignants illustres de l’époque, comme Léopold Sédar Senghor, il place l’intérêt populaire au centre de son engagement. Le putsch militaire du 17 février 1964 le voit en toute logique rejoindre le gouvernement provisoire de Jean-Hilaire Aubame. L’aventure tourne court. Jean-Marc EKOH est jugé et incarcéré à la maison d’arrêt de Libreville.
Il se retire après trois ans de la vie politique.

En 1967, Omar Bongo le rappelle a ses côtés et lui confie le secrétariat d’État à l’Habitat et à l’Urbanisme.

Puis se retire à Bitam où il meurt ce jour.

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