Ce qui se passe actuellement au Gabon a de quoi faire que Pascal Sutter, auteur du livre « Ces fous qui nous gouvernent », se retourne dans sa tombe. Comment en effet comprendre, lorsqu’on a en mains le destin d’un peuple et d’un pays, l’on multiplie des comportements aussi irrationnels que ceux adoptés ces temps derniers par le gouvernement aux ordres de Rose Christiane Ossouka Raponda.

C’est à croire qu’au Gabon, des institutions ne le sont que de nom. Où en ce XXIème siècle a-t-on vu autant d’écarts que ceux récemment observés à propos de la gestion procédurale de l’arrêté 0559/PM que les neufs juges de la Cour constitutionnelle ont jugé irrecevable, mais que le maladroit gouvernement a reconduire le contenu et la forme dans l’arrêté 0685/PM pris quelques heures seulement après la décision de la cour constitutionnelle sans en référer, fait rarissime et curieux. En moins de 5h seulement, le gouvernement a procédé à la saisine des deux chambres du parlement et aux auditions ?

Tout le monde sait que le Covid-19 n’est pas au Gabon l’agent pathogène le plus meurtrier quoiqu’on dise pour sans aucun doute, justifier les sommes colossales prises ci et là sous le fallacieux prétexte de vouloir à tout prix sauver des populations aujourd’hui plus qu’hier affectées par la paupérisation et dont la majeure partie est en quête de solutions à ses problèmes quotidiens. La légèreté avec laquelle ce gouvernement d’amateurs, fruit de nombreuses erreurs de casting, Ali Bongo Ondimba, lui-même, l’a maintes fois reconnu. Confier la lecture de son communiqué au Conseiller en Communication d’un ministre, alors qu’il a bien un porte-parole, démontre à suffisance que le pays à travers ses autorités a du plomb dans l’aile. Aucun secteur d’activité n’est aujourd’hui épargné: Education, Santé, Régies financières, j’en passe !

Au vu de ce qui se trame, on se demande si le dessein des incompétents qui disent gouverner le Gabon n’est pas de mettre le feu à la baraque. Si tel est le cas, en mesurent-ils les conséquences ? On se demande où ils jettent le concept de « libertés individuelles » reconnu à tout être humain de par le monde, concept au nom duquel la vaccination contre le Covid-19 ne peut être obligatoire, ce d’autant plus qu’il est prouvé par les scientifiques que le sujet vacciné peut contracter le virus et même le propager. En décidant de l’application in-extenso de l’arrêté 0685/PM, le gouvernement-là vient de jeter un pavé dans la marre. Attendues dès lors les réactions de certains acteurs politiques patriotes, de la société civile, des syndicats, tous secteurs d’activité confondus et bien-entendu des populations. Autant dire que le ciel est chargé de nuages très sombres et que le gouvernement pourrait apprendre à ses dépens.

 

 

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