Dans un pays organisé, le problème de la gestion de la communication ne se pose pas avec acuité. Habitué sur plusieurs sujets à faire bande à part, le Gabon vient encore de s’illustrer par ce que l’on pourrait qualifier d’amateurisme.

André William Anguilet, ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud, a donné ce 15 décembre l’impression face aux étudiants gabonais de n’avoir pas été informé des mesures gouvernementales intervenues le 29 novembre dernier. L’attitude de cette personnalités après que le Gabon ait pris la décision de fermer ses frontières avec l’Afrique australe, pour cause d’apparition du nouveau variant Omicron, a surpris plus d’un au point d’être assimilée à un scandale de trop.

L’on se demande si l’ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud se rappelle à la fois qu’il représente le président de la République dans ce pays frère et qu’il doit protection à ses compatriotes. À ce double titre, il lui appartient de rendre compte de ses agissements et surtout de ce qui les motivent à tous ses compatriotes. Quel ambassadeur a-t-on surpris en train de recevoir en des moments aussi difficiles ses compatriotes au bord de la rue ? N’est-ce pas un exploit réalisé par le retraité André William Anguilet que l’on aurait gagné à l’amener se reposer parce que peut-être gaga ? A-t-il, avec lui d’ailleurs toutes les autorités gabonaises, oublié que depuis l’instauration des nouvelles mesures gouvernementales, il se doit de protéger ses compatriotes résidant en Afrique du Sud et désireux de regagner leurs pénates pour retrouver parents, amis et connaissance, mais aussi le pays qui semble leur manquer tant ?

N’y a-t-il pas au niveau des ambassades des mesures d’accompagnement qui auraient évité le couac observé sur le trottoir du 921 Francis Baard Street à Pretoria ? Quel sort, s’interroge-t-on, est actuellement réservé à tous ses compatriotes en majorité étudiants délaissés ? Pourquoi le Gabon, pays certes reconnu pour son amateurisme, n’a-t-il pas anticipé, s’inspirant par exemple de l’Angola, en organisant un rapatriement pour ces citoyens ? Dire que nombre d’entre eux, ayant pris les devants, sont déjà détenteurs de titres de transport et être sur le point de regagner le pays ! Dommage quand on sait que les titres de séjour de beaucoup d’entre eux expirent dans quelques jours quand on connait la législation en vigueur dans ce pays… Faut- il conclure à l’incompétence de nos autorités, promptes à faire du bruit qu’à travailler dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des Gabonais ? Personne ne peut être satisfait de savoir que depuis le 29 novembre dernier, le gouvernement gabonais avait pris la décision d’interdire l’entrée dans le territoire national sans prendre des mesures d’accompagnement consistant par exemple à rapatrier ceux des concitoyens désireux de rentrer au pays. Ne le disons pas autrement, le gouvernement gabonais a failli lamentablement.

 

 

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