Nous ne dirons pas le système hospitalier gabonais en dégringolade, ce serait être de mauvaise langue, il faut cependant reconnaître que dans de trop nombreuses grandes agglomérations telles Libreville, Franceville et Port- Gentil, les plaintes sont, comme à l’hôpital régional d’Oyem, récurrentes.

Les images diffusées, il y a quelques temps, par la télévision parlent d’elles-mêmes. Un plateau technique défectueux et hors-d’usage, des structures d’accueil qui n’encouragent pas les responsables de maintenir beaucoup de patients à l’hôpital quel qu’en soit le cas, manque d’eau quand on sait ce que représente ce liquide pour la vie, bref, une liste de manquements qui ont poussé le directoire, interpeller qui de droit pour porter vers lui les cris et la détresse des Woleu-Ntemois, frappés par cet état de fait. Ce message poignant aura-t-il la chance d’être entendu de sitôt dans un contexte où l’on n’évoque aucune perspective encourageante, M. Covid étant mis dans toutes les sauces.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation vécue à l’hôpital régional d’Oyem, loin d’être son apanage, résulte en grande partie d’un manque de vision et de prévision imputable au gouvernement qui semble insensible face au boom démographique, au phénomène de l’exode rural et aux questions de gouvernance qui continuent de se poser avec acuité. Entre nous, si ces questions avaient été visitées depuis, en serait-on là aujourd’hui ?
Dommage qu’une telle réalité vienne porter un coup médiatique déstabilisateur au Congrès de la femme qu’abritait dans le même temps la capitale provinciale du septentrion et pourrait même menacer de l’éclipser quelque soit son importance !

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