Chose paradoxale. Alors que les autorités gabonaises disent militer pour l’inclusion, les actes qu’elle ne cessent de poser sont visiblement en contradiction avec leurs propos. Sinon, comment justifier qu’une entité comme l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG) soit devenue l’apanage des Altogovéens?

Jusqu’à une certaine époque, l’OPRAG ressemblait à une société cosmopolite qui accueillait en son sein des Gabonais de toutes les origines prises dans l’acception la plus générale de l’expression. On trouvait au sommet un peu de tout et pas donc seulement des personnes issues du Haut- Ogooué. Or, que vient de nous démontrer son Directeur général, Godwin Alini YANDJANGOYE, dans sa décision portant désignation prise en date du 9 novembre dernier ? Qu’il n’est de Gabonais compétents dans ce domaine qu’Altogovéens. Comment justement comprendre que tous les postes pourvus aient été occupés par des gens issus d’une même province comme en atteste l’énumération que nous allons faire sur la base du texte signé par lui-même le DG, texte dont nous avons pris connaissance.

– Conseiller général de gestion: Mme M’Vouma Gisèle Yolande ;

– Directeur régional de Port- Gentil: Mme Ongouadjogo Cathy Manuela ;

– Directeur administratif et du personnel: M. Omoundzi Stéphen ;

– Agent sûreté port: M. Mboungou Gnimakala Faustin ;

– Agent sûreté port- adjoint: M.Andjoua Ndong Rudy Armel ;

– PFSO Frêt commercial d’Owendo: Oprah Fabrice ;

– PFSO GSEZ NOCP: M. Ngadibadi Ludovic Marcel ;

– PFSO GSEZ Mineral port: Mpouho Philippe.

De vous à nous, quelle consonance ont tous ces noms et comment ne pas affirmer que le DG brille par un élan tribal prononcé ? Qui ne dit même pas, pour pousser le bouchon, qu’il n’a nommé que des « frères du village » comme on a coutume de le dire chez nous ? À cette allure, est-on sûr que le casting tant dénoncé par le président de la République est respecté ? Et l’image du Gabon dans tout cela ? Qui a dit que le XXIème siècle ne s’accommodait pas d’une certaine manière de bien faire ? Voici qui nous replonge dans de très vieux schémas improductifs qui méritent d’être envoyés aux oubliettes si tant est que l’on tient à, à tout prix, préserver l’unité nationale sans mesure brandie comme un fanion, partant l’équilibre socio- politique dont a nécessairement besoin le Gabon, notre pays.

 

 

 

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