Si jamais les adhérents et affiliés font montre de solidarité avec leurs syndicats, signataires du mot d’ordre de grève initié le 12 novembre 2021 par la Fédération libre des agents des collectivités locales du Gabon, la journée du 15 novembre et celles qui suivront réservent bien des surprises. Et pour cause ?

 

La Fédération qui s’appuie sur une pensée d’Henry Louis Mencken selon laquelle: « Si vous voulez la paix, travaillez pour la justice », estimant les conditions des agents municipaux affectées sérieusement ces derniers temps surtout et ne voulant pas jouer les martyrs, déclare que la récréation est terminée. Allusion aux sacrifiés que sont les agents sur l’autel des conflits bassement politiques. Qui font que les agents municipaux sont de plus en plus en train de subir un redoutable coup de grâce. Depuis le père Paul Mba Abessole lors de son passage à l’Hôtel de ville, les carrières professionnelles des agents n’ont cessé de se dégrader, ce qui n’est pas sans conséquences dans la gestion du climat délétère observé à la Mairie de Libreville qui devrait normalement réfléter l’image d’une ville où il fait bon vivre.

À cela s’ajoutent aujourd’hui, malencontrueusement, les nouvelles mesures gouvernementales concernant la lutte contre le Covid-19, inacceptables, selon les syndicalistes, qui estiment sous cap qu’un pays comme le Gabon ne devrait pas instaurer des lois iniques qui ne se justifient essentiellement que le goût effréné de nos dirigeants pour l’argent et le pouvoir dont ils abusent à leur gré. Les syndicalistes qui appellent les travailleurs des collectivités locales, du secteur bois, commerce, industrie, hôtellerie, des bars, restaurants et assimilés, demandent à ces derniers d’observer le mot d’ordre de grève lancé lors de leur sortie du 12 novembre 2021 pour pousser les autorités à revenir sur leur décision d’obliger les Gabonais à se faire vacciner, la vaccination étant par certains perçue comme le « cadeau empoisonné de l’année ». Pour tenir le bon bout, la Fédération libre des agents des collectivités locales du Gabon invite tous les membres de l’EN.SY.TG à s’approvisionner en denrées de première nécessité pour pouvoir tenir jusqu’à ce que le gouvernement décide de revenir aux fondamentaux qui passent par le respect des libertés individuelles fondant toute démocratie digne de ce nom.

En somme, les syndicalistes renvoient à la face des autorités gouvernementales ce mot, oh combien significatif: « Non à la vaccination obligatoire: Oui au respect des libertés individuelles ».

Tatave Dounguenzolou

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