La question qui devrait être posée alors que l’on semble jeter aux orgies le président du Rassemblement des Gaulois, parti de la galaxie présidentielle, Max- Anicet Koumba, dont on n’a pas supporté qu’il traite d’un doigt accusateur quelques membres de l’ethnie Fang.

 

Nous insistons que l’homme qui a parlé de « Pahouins » pour désigner ceux dont il dénonçait vertement le comportement, ne semblait pas s’en prendre à tous les membres de cette ethnie, serait- il fou pour le faire ? Mais qu’il reprochait, comme il le ferait à d’autres compatriotes, les errements de gens qui impactent négativement le développement du pays. Quoi de mal surtout lorsque ses propos ont été tenus dans un cadre où le débat ouvert devrait être de mise afin que l’on permette à chacun de vider son sac et que l’on discute de la suite à donner à ses allégations. Or, tel n’a pas été le cas pour le président du RG qui a été vite interrompu, voire perturbé par des responsables de partis politiques parmi lesquels ceux qui pensent comme lui, mais feignent de ne pas réaliser que les véritables missions du Conseil national de la démocratie sont celles d’écouter, de juger et d’apaiser le climat politique dans le pays.

En somme, amener toutes les formations politiques, donner leur point de vue sur la manière dont la démocratie et la gouvernance sont appliquées et vécues pour qu’ensemble l’on trouve des arrangements qui puissent faire que s’amenuisent les divergences sur ces points hyper- sensibles. Plutôt que de sortir cette diatribe de son cadre institutionnel, il aurait été intéressant que le président du CND, Me Séraphin Ndaot Rembongo fasse preuve de courage et de dextérité, à moins qu’il ne soit pas en mesure d’assumer ces lourdes charges, au point de calmer les esprits et amener intra- muros Max- Anicet Koumba et ses protagonistes, trouver un terrain d’entente ou le président du Rassemblement des Gaulois, se justifier face à ses pairs, quitte à ce qu’il lui soit exigé d’apporter les preuves qui justifient son propos. Fallait- il qu’une telle affaire transpire quand on sait l’usage, y compris mesquin que peuvent en faire des politiciens zélés comme on en connait de plus en plus sous nos cieux ?

Était- ce utile que l’on sollicite le tribunal pour une affaire qui aurait dû se régler au Conseil national de la démocratie et qui ne nous semble pas aussi grave par sa solennité que d’autres sorties avant elle de certains hommes politiques qui avaient devant tous avancé des propos peu amen du genre: « tout sauf les Fangs », « le Haut- Ogooué- Lolo », ou encore « Nyangou », pour signifier le regroupement des deux provinces de la Nyanga et de la Ngounié ? Pourquoi à vue d’oeil, accorde- t- on plus d’importance à certains Gabonais qu’à d’autres quand bien même l’on clame haut et fort que notre idéal est que nous établissions « l’égalité des chances », sans même évoquer l’idée plus juste d’équité sociale ?

Tatave Dounguenzolou

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