Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de l’Éducation nationale Patrick Mouguiama, a par le truchement du secrétaire général du ministère menacé de mettre sur bons de caisse les enseignants grévistes au mépris de la loi.

« Mesdames et Messieurs

– Les Directeurs d’Académie Provinciale ; – les Directeurs de Zones Académiques – les Chefs d’Etablissements scolaire.

Par note n°1425/MESRSrrrENFC/SG du 20 octobre 2021. Et du 05 novembre 2021, je rappelais que de la Loi n° 18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement syndicales notamment en ses articles 23 et 24 part, et celles de la Loi n° 8/91 portant statut général des fonctionnaires, en son article 13 et d’autre part.

Fort est de constater, ce jour, que ces dispositions ne font l’objet d’application par les agents de l’Etat, singulièrement les Chargés de cours placés sous votre autorité, qui s’arrogent la liberté de perturber, n’en point finir, le fonctionnement des établissements tout en feignant la mission qui est la leur.

Ces comportements et agissements, aux antipodes de ce qu’il est convenu d’appeler liberté syndicale, constituent non seule tenir une violation flagrante du code de déontologie, mais surtout aux obligations professionnelles s’exposent aux sanctions disciplinaires prévues par les textes en la matière. En conséquence, la mise en bon de caisse litige sera systématique dès ce mois de novembre 2021 pour les agents dont l’absence sera constatée à leur poste de travail ».

Le constat que l’on fait premièrement, c’est méconnaissance de la loi par l’autorité ministérielle.

La loi dont il évoque ici, est caduque. La Loi n° 18/92 du 18 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement syndical. Elle a été remplacer par la loi no1/2005 du 04 février 2005 portant statut général de la Fonction Publique en son article 71.

Il faut rappeler que la grève des enseignants porte pour la plupart des points sur la rémunération due (Paiement Rappels solde, recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage), il ne donc saurait être question que les salaires soient suspendus.

Guy Patrick Mombo, Le Délégué Général de la CONASYSED,

Demande au gouvernement de suspendre les salaires de tous les fonctionnaires en grève avant les enseignants.

 

 » Que le gouvernement commence par suspendre les salaires de tous ceux qui sont en grève avant les enseignants dans d’autres administrations.

Le Gabon étant un État de droit, gouvernants et gouvernés sont soumis à la loi.

Ces messages et autres notes d’intimidation , démontrent à suffisance qu’il n’existe aucune volonté politique de la part du gouvernement pour résoudre nos problèmes ».

Il ajoute: que:

 » Autre chose, c’est la preuve que notre mouvement de grève prend de l’ampleur et du coup, le gouvernement panique.

Tout ce qu:on nous dit, n’est que promesses et mensonges.

Si nous ne mettons pas suffisamment de pression, en durcissant la grève pour arracher ce qui nous revient de droit comme par le passé, nous n’aurons rien.

Nous ne nous laisserons pas faire, dès lors que la loi est de notre côté et nous ne devons pas et plus accepter l’injustice.

Si la menace de Monsieur Théodore Koumba est mise à exécution illégalement, nous porterons plainte contre lui et très rapidement , il deviendra un point de revendication avant toute reprise des cours ».

La Conasysed et le Sena qui ont lancé le mouvement depuis près de trois semaines exhortent les enseignants à tenir ferme.

 

 

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