On pouvait tout imaginer, sauf la présence dans la délégation officielle gabonaise, de surcroît aux premières loges, de Noureddin Bongo Valentin, bien face à son père Ali Bongo Ondimba, sur les images que nous servent, comme à leurs chères habitudes ces jouisseurs.

Chose presqu’invraissemblable. Car, si l’on peut s’expliquer même la présence de certaines autorités éloignées du dossier climat, il n’en demeure pas moins que le fait qu’elles siègent pour certaines au gouvernement, pourrait justifier la raison pour laquelle le président de la République, s’est fait accompagner d’eux.

Mais, qu’est-ce qui pourrait cependant expliquer la présence sur ces lieux de personnalités conviées par le chef de l’Etat à Glasgow, de son ancien Coordinateur général des Affaires présidentielles (CGAP), remis à la disposition de son administration d’origine ? Voici qui demande à réfléchir et donne martel en tête à tous ceux qui imaginent qu’est-ce qui a pu lui valoir ce traitement aussi bien surprenant que justifié pour ceux qui ont pris la lourde décision de l’écarter de la galaxie dirigeante du palais du bord de mer.

Doit-on finalement croire que le séjour du numéro un gabonais en Écosse, au- delà d’être officiellement consacré, comme dit officiellement, aux questions climatiques, n’était en vérité qu’un moyen de plus d’aller en villégiature ? Car, l’on ne comprend pas, à beau retourner la question dans tous les sens, pourquoi le fils d’Ali Bongo Ondimba s’est gaillardement retrouvé sur la même table que la délégation officielle du Gabon, que les collaborateurs du chef d’état au nombre desquels ceux que la Cop 26 intéressait d’un point de vue professionnel et stratégique, nous citerons par exemple les ministres des Eaux et Forêts en charge des questions climatiques, et son collègue des Affaires étrangères ?

Ce que l’on considère comme une intrusion de Noureddin Bongo Valentin dans un domaine qui est loin d’être le sien ne manquera pas de faire jaser plus d’un Gabonais au nombre desquels ceux qui s’interrogent sur la véritable destination que prend le pays, le Gabon, qui se distingue davantage de beaucoup d’autres par sa capacité à pondre des textes et prendre des décisions, mais qui peine grossièrement à les mettre en pratique ou les assumer.

 

 

 

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