Le Gabon qui vient, selon certaines statistiques, d’être proclamé pays le plus riche d’Afrique aurait apparemment des difficultés à assumer ce statut comme l’atteste la nuit du 24 au 25 octobre où les habitants de la capitale Libreville ont une nouvelle fois souffert de chaleur, privés qu’ils étaient d’électricité.

 

Les raisons, il y’ en aura, des farfelues aux plus raisonnables, sauf qu’il sera très difficile de s’imaginer où repose la vérité, tellement ces scènes sont récurrentes. Pour un pays que l’on dit pourvu en énergie de toutes sortes, capables, si elles étaient utilisées à bon escient, de faire briller la cité de jour comme de nuit. C’est dire qu’il y a, comme on n’en voit que rarement dans de nombreux pays du continent, des cours d’eau, des conditions qui facilitent l’usage des énergies éoliennes et thermiques et des moyens financiers qui puissent permettre à ses deux millions d’habitants de s’éclairer, quelque soit le contexte, toute la journée et pourquoi pas la nuit pendant laquelle de nombreux loubards se livrent à des forfaits en dépit du couvre- feu instauré à cause du Covid-19 et observé tous les jours à partir de 21 heures.

Comment alors s’expliquer ce calvaire si ce n’est qu’il y a des causes sous- jacentes qui pourraient être autres que celles techniques qui nous sont régulièrement servies pour faire parfois beau ? Que dire du préjudice que subissent des populations qui donnent déjà l’air d’être spoliées par les conditions dont elles sont traitées dans les transports en commun notamment, payant le double, voire le triple de la course comparativement au prix normal ? Difficile pour elles d’accepter ces nuits cauchemardesques pour les plus courageux qui trouvent le sommeil car fermer l’oeil devient un exercice parfois périlleux.

Jusqu’à quand, se demande- t- on, l’on vivra cet état de fait ? Qu’arrive- t- il réellement au Gabon pour que presque partout les voyants soient au rouge partant du panier de la ménagère à la sécurité des citoyens ? Faut- il que ces derniers prennent la rue pour si peu ? Quelle réaction appropriée attendre de dame SEEG qui nous matraque quotidiennement les oreilles avec des messages du genre « Correct correct » ?

Tatave Dounguenzolou

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