Depuis plusieurs jours, un nom revient sans cesse à la bouche des Gabonais, celui du Directeur général de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), Patrick Ossi Okori, dont l’institution paie, en pleine crise, son personnel d’encadrement à coups de millions de nos francs.

Une chose est de présenter le problème sans prendre des gants, une autre est de chercher à savoir si la responsabilité de ce phénomène incombe entièrement à ce dernier. En effet, tout enquêteurs qu’ils soient, les agents commis à la tâche consistant, à partir des documents en notre possession s’ils sont vrais au point d’être irréfutables, à en vérifier l’authenticité, devraient commencer par s’interroger sur depuis combien de temps cela dure- t- il car de nombreuses personnalités (Nicole Christiane Assélé, feu Charles Mendoume et Dr Vianney, pour ne citer que ces noms), ont avant Ossi Okori, occupé les fonctions de DG de la CNSS sans qu’une telle affaire, si elle existait déjà, n’ait fait grand bruit. On peut comprendre que son salaire à lui soit faramineux, s’il dépend des clauses du contrat tissé avec ceux qui lui ont accordé leur confiance en lui permettant de gérer l’institution, mais de là à admettre que ses collaborateurs qui ne bénéficient pourtant pas à notre connaissance d’un statut particulier, touchent entre 1 et 3 millions de francs CFA/mensuel, revêt un tout autre caractère et est de nature à scandaliser l’opinion. Cela peut laisser apparaître l’une des grosses failles des autorités gabonaises qui peuvent être accusées de laxisme, de complicité avec des malfaiteurs à l’esprit prédateur ou encore d’anti- patriotisme si l’on tient compte de l’état calamiteux dans lequel se trouve le mastodonte CNSS qui peine aujourd’hui à régulariser les situations des retraités dont les pensions sont versées au compte- gouttes avec des périodes d’espacement incroyables, dire que dans les maisons, ceux qu’ils ont en charge tirent le diable par la queue sans compter qu’eux- mêmes font pour la plupart face à des ennuis de santé qui exigent qu’ils aillent se faire soigner. Mais, à quel prix en dépit de l’apport inestimable de la Caisse nationale d’Assurance maladies et de Garantie sociale (CNAMGS) ? Vivement que les autorités compétentes à cheval, comme cela nous est sans cesse rappelé, sur la bonne gouvernance se penchent véritablement sur ce dossier plafonnement des salaires à la CNSS s’il est dans leur intention de remettre de l’ordre dans une maison qui prend de l’eau de partout. Elles n’évoqueront pas ici les fameux travaux d’Hercule !
Tatave Dounguenzolou

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