Alors qu’on la disait permissionnaire du côté de la France, la ministre gabonaise déléguée à la Fonction publique, Aubierge Sylvine Ngoma, a été curieusement vue dans un lieu de culte en République démocratique du Congo (RDC), faisant allégeance au chef de l’église kimbanguiste, pourtant pas en odeur de sainteté avec les autorités de ce pays.

Comment expliquer la naïveté du membre du gouvernement quand elle n’arrive pas à établir la différence entre pouvoir temporel et spirituel ? Comment lui pardonner l’acte qu’elle vient de poser dans la localité de Nkamba en RDC où elle s’est agenouillée aux pieds de Simon Kimbangu Kianga, dirigeant l’église qu’elle visitait ? Scandaleux, les propos tenus par la dame qui a semblé oublier quelle traitement les réseaux sociaux, à moins qu’elle ait définitivement tourné le dos à la morale, cela ne nous surprendrait pas, allaient réserver à cet acte dénigrant. Les réseaux sociaux l’ayant à l’instant T, présentée à genoux devant celui qu’elle considère, à en croire ses propres propos, comme « Dieu sur terre ». Celle que l’on croyait avoir pris la destination de la France, a qualifié la ville de Nkamba de « terre sacrée » l’a couverte d’éloges, allant jusqu’à solennellement affirmer que la particularité de la localité et donc de l’église kimbanguiste en question est de bénir et purifier l’être humain, avant d’ajouter:

« Aujourd’hui, nous sommes les plus heureux, nous qui connaissons que vous êtes Dieu », s’adressant au chef de ladite église Simon Kimbangu Kianga. N’est-ce pas une hérésie ? Qui nous pousse à nous interroger sur la nature de dame Aubierge Sylvine Ngoma et sur les critères qui commandent au choix des membres du gouvernement dans l’équipe gouvernementale dirigée par Rose Christiane Ossouka Raponda ! L’opinion étant saisie de cette affaire, voudrait voir quel sort sera réservé à ce ministre qui non seulement fait visiblement preuve d’infantilisme, ce pourquoi l’on pense qu’elle ne mérite pas logiquement d’occuper d’aussi hautes fonctions dans les appareils d’Etat, mais se présente aussi comme une apatride en ce qu’elle ne croit pas en ces multitudes de lieux de culte érigés, y compris par ses compatriotes sur toute l’étendue du territoire national comme s’il n’y avait pas qu’un seul Dieu. Mais, le comble, c’est quand l’on a du mal à concevoir que c’est si loin en RDC qu’Aubierge Sylvine Ngoma est allée trouver Dieu, son Dieu physiquement présent devant tous, Simon Kimbangu Kianga, et plus finalement esprit comme on nous le présente à juste titre !

 

 

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