Une histoire comme il en existe si bien au Gabon. Après avoir fait nommer son ancien conseiller juridique comme directeur général de l’ANUTTC dans l’intention de cacher des malversations financières, le ministre de l’habitat s’est tiré à bon compte, faisant perdre un peu plus de 3 milliards de francs CFA au Trésor Public Gabonais. Une affaire rocambolesque, qui fera à coup sûr grincer des dents.

 

Dans sa parution du lundi 11 octobre courant titrée : « Logement: ces promoteurs fantôme ! », le quotidien d’informations générales L’UNION à dissimulé le détournement de 512 millions de francs des caisses de l’État, monnayés avec l’église « Chapelles des vainqueurs ».

 

Sans apporter des explications précises sur ce détournement, le ministre de l’Habitat a fait une belle esquive du sujet, préférant s’en prendre à des promoteurs « fantômes ».

 

Selon les informations du membre du gouvernement, ces promoteurs supposément fantômes évoqués dans le journal n’auraient pas conduit à terme leurs projects immobilier lancés depuis 2016.

 

Une fuite en avant puisque de sources concordantes et, selon certains opérateurs, ce serait pourtant l’actuel ministre de l’habitat, autrefois directeur général de l’ANUTTC, qui serait à l’origine des blocages évoqués dans le quotidien.

 

Il aurait, selon toute vraisemblance, mis des hypothèques fantaisistes sur les titres fonciers des opérateurs, cela dans le but de les empêcher de lever les financements qui, logiquement, auraient pu servir à mener à terme leurs projets.

 

Selon le mode opératoire du ministre de l’habitat, ancien DG tout puissant, tout les blocages ont été dans la perspective de mettre la main sur les titres fonciers, et les revendre par la suite.

 

Ce qui explique la vente de 60 hectares à la GOM, à hauteur de 600 millions de francs.

Ainsi, pendant ces 3 années de règne absolu, l’actuel ministre de l’Habitat a possédé dans le patrimoine de l’ANUTTC plusieurs sites avec titres fonciers dont 400 hectares à OKOLASI ,200 hectares au Cap, face à la mer, 300 hectares à MAGOUBA et 300 hectares avec l’un de ses associés, la Société civile immobilière SCI Titane à MALIBE.

 

Pour obtenir plus rapidement le dernier cité, le ministre de l’Habitat aurait accéléré l’acquisition du titre foncier l’espace de 3 mois seulement.

 

Alors directeur général de l’ANUTTC, pendant 3 ans, le ministre de l’Habitat n’a même pas songé aménager une centaine de parcelles pour les populations, à ce jour désœuvrées.

Pourtant, ce dernier a passer énormément du temps à vendre des hectares.

Aussi est-il honteux d’évoquer l’idée des promoteurs véreux.

Il faut avouer qu’un audit s’impose, précisément sur les parcelles que l’ANUTTC avait à sa disposition durant le temps où l’actuel ministre de l’Habitat a été à la tête de cette agence.

La problématique de la corruption dans le secteur de l’immobilier devrait faire réfléchir. Trop souvent, les ministres de l’Habitat ne songent qu’à se remplir les poches, s’entourer de complices, arracher les titres fonciers des mains des promoteurs aux fins de les revendre aux plus offrants sur paiements de pots de vins.

Sur les documents dont notre Rédaction a obtenu copie, les observations sont claires.

L’un des titres fonciers, certainement le plus explicite, est de 300 425 000 millions de m2. Après les répartitions faites entre le ministre et ses complices, l’on remarque que sur le procès verbal numéro 081 d’octobre 2020, il est plutôt d’une superficie initiale de 2.027.025 m2, et sur la décision du 14 août 2014, apparaissent les 3.004.254m2.

De fait, il y a donc eu un paiement de 3 milliards francs, invalidé par le ministre.

Le chef de l’État devrait se pencher sur cette affaire puisque semble-t-il, même de hautes personnalités de la présidence de la République couvrent les subtilités de cette préoccupation.

Affaire à suivre …

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