Comment ne pas admettre que lorsqu’on s’en remet au Tout- Puissant en commençant soi- même par fourbir ses armes au nom du sacro- saint principe biblique du « Aides- toi, le ciel t’aidera », même les aventures jugées périlleuses peuvent tourner à votre aventage ? Non sans faire une fixation sur le résultat obtenu par les Panthères ce lundi 11 octobre à Franceville face aux Palancas Negras d’Angola, nous sommes en mesure de croire qu’il suffit à notre équipe nationale un minimum de sérieux et de croyance pour glaner des résultats.

 

Peu importe leur coloration spirituelle, tous ceux qui comme nous ont un souci de culture, ont dû, ne serait- ce qu’accidentellement jeter un coup d’oeil dans le Livre des livres, la Bible, qui, dans Marc chapitre 11, verset 22, nous apprend ce qui suit: « Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: ôte- toi de là et jette toi dans la mer, et s’il ne doute point en son coeur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir ». En effet, il est un constat que si nos acteurs certes ne disposent pas des mêmes qualités, on ne saurait faire injure aux uns ou aux autres, ils sont tous égaux devant Dieu qui, lui- même, déclarait au sixième jour de la création, avant le septième qu’il consacrât au repos qu’il avait fait l’Homme à son image et à sa ressemblance. C’est pourquoi, il est parfois inadmissible d’admettre qu’il arrive certaines déconvenues aux footballeurs internationaux gabonais, surtout quand on les sait capables de mieux, pourvu qu’ils y croient. D’aucuns, y compris parmi les supporters, glosent, expliquant qu’ils sont décus après avoir autant attendu un résultat satisfaisant. Attitude qui ne saurait nous surprendre, nous aussi étant dans la même posture depuis le râté de Benghazi contre la Libye et l’inexplicable match nul de Franceville devant l’Egypte pourtant donné favori, mais devant lequel nous avons tenu la dragée haute, ce qui, comme nous le savons tous, a fini par valoir son poste au sélectionneur égyptien. C’est dire, qu’en dehors des techniciens- encadreurs de notre onze national, il était difficile dans l’opinion avant match de croire à un miracle. Ce qui s’est pourtant produit ! 2-0 contre l’Angola qui nous a battus 1-3, quelques jours plus tôt à Luanda, qui l’aurait cru ? Nous sommes en mesure, au vu des réflexions qui nous interpellent, de nous demander s’il en sera de même à l’avenir lors des prochaines confrontations contre l’Egypte chez elle et la Libye à Franceville. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la route du Qatar reste encore ouverte et qu’il faut aux Panthères ne pas continuer à accumuler les erreurs pour qu’on n’en soit pas à commenter qu’elles sont congénitales.

Tatave Dounguenzolou

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