Nous publions in extenso le compte rendu de la rencontre entre l’Union des Patrons de la Presse Privée du Gabon (UPPIG), du Réseau Nationale des journalistes indépendants (RENAJI) et les patrons des médias. Une rencontre liée à situation des médias partenaires de Gabon Spécial Economic Zone (GSEZ).

COMPTE RENDU DES RÉSOLUTIONS

L’Union des Patrons de la Presse Indépendante du Gabon (UPPIG), le Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) et les patrons de presse partenaires de Gabon spéciale économique zone (GSEZ) se sont retrouvés samedi 2 octobre courant à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville.

Objectif: échanger sur les points relatifs aux:

1- contrats de partenariats entre GSEZ et les entreprises de presse;

2- les montants indécents imposés à ces derniers ; 3- l’exécution problématique de ces contrats.

De ces échanges, il ressort très clairement que les contrats signés avec la majeure partie des entreprises de presse sont problématiques.

Premier grief, les contrats ont été antidatés.

Deuxième grief, les montants imposés aux entreprises de presse, parfois allant jusqu’à 25.000 francs CFA mensuels, alors que certaines empochent paradoxalement 500.000 francs CFA ou 1.000.000 de FCFA, voir plus.

Des montants décidés sur des critères douteux, à la seule appréciation de CECA, le cabinet de Dieudonné Minlama Mintogo.

Troisième grief, GSEZ a joué de sa position dominante et de la précarité ambiante, du fait de la Covid-19, des entreprises de presse.

DE L’EXECUTION DES CONTRATS

L’UNION DES PATRONS DE LA PRESSE INDÉPENDANTE DU GABON (UPPIG),

dans une réflexion conjointe à celle du RÉSEAU NATIONAL DES

JOURNALISTES INDÉPENDANTS (RENAJI) a établi le constat que les contrats passés avec les entreprises de presse souffrent d’un profond handicap.

En effet, ces contrats sont loin d’être respectés, pour ce qui est des délais de paiements des factures, par GSEZ.

Bien des fois, les entreprises de presse, de façon individuelle, ont attiré l’attention du cabinet CECA, de monsieur Dieudonné Minlama Mintogo, mais n’ont malheureusement pas obtenu gain de cause.

Face à cet état de fait, les entités ayant participé aux travaux de réflexion ce jour ont unanimement opté pour les résolutions suivantes:

1- Paiements sous huitaine des arriérés, dont certains courent depuis 3 ans déjà ;

2- reconsidération des montants indécents et minables attribués à certaines entreprises de presse comme mentionné ci-dessus;

3- toilettage du fichier des partenaires médias de GSEZ, infesté d’entreprises fictives qui reçoivent indûment des montants importants au détriment d’entreprises de presses légalement constituées ;

4- garantie par GSEZ des échéances de paiement, lesquels devraient désormais s’effectuer à date.

L’Union des Patrons de la Presse Indépendante du Gabon (UPPIG) devrait saisir dans les prochaines 72 heures, avec ampliation, les entités suivantes:

1- la présidence de la République ;

2- le président de l’Assemblée nationale ;

3- le président du sénat ;

4- le ministre de la Communication ;

5- le Ministre du Commerce;

6- la Zerp de Nkok;

7- Olam Ruber; 8- Olam Palm Gabon; 9- le cabinet CECA.

En outre, de nombreux promoteurs de presse, partenaires de GSEZ se réservent le droit de résilier les contrats inhumains et indécents qui les lient à l’entité sus désignée, et d’ester en justice pour paiements d’éventuels dommages et intérêts.

Fait à Libreville le, 2 octobre 2021

Stive Roméo Makanga

Le secrétaire général de l’UPPIG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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