Alors que la classe politique commence à se préparer pour 2023, Ping et ses soutiens restent à l’ouvrage pour imposer au régime et à Paris la vérité des urnes de 2016. Si, jusqu à un passé récent, Paris est resté aphone, il semble que les portes commencent à s’ouvrir pour les émissaires du « Chinois »d’Omboué.

A près sept ans de mandat ausurpé d’Ali Bongo, la France pourra-t-elle faire l’impasse sur le mandat passé d’Ali et laisser Jean Ping entamer un nouveau mandat de sept ans en 2023 ? Cette hypothèse paraît impossible. Mais ce que nous savons, c’est que, depuis quelques semaines, des émissaires de Jean Ping en France réussissent à infiltrer les hauts milieux de la politique parisienne. Le nom de Jean Pierre Lemboumba Lepandou, alias Coffre-fort, revient souvent. Il semble que cette offensive diplomatique du notable d’Okondja commence par agacer les nouveaux tenants du bord de mer, car les positions semblent bouger à Paris. Fait curieux, c’est au moment où le nom de Lemboumba est cité comme étant l’acteur principal de la lune de miel entre Paris et une partie de l’opposition gabonaise que le régime transforme sa maison en brasier à Okondja. Ceci peut-il expliquer ou justifier cela ?

Ditficulté à dire, mais ça en a tout l’air.

Au moment où la France est en train de chasser certains dictateurs par la voie des armes du fait qu’ils ne veulent pas partir par les urnes, Libreville a vraiment de quoi s’inquiéter. Et l’état de santé d’All Bongo est loin d’arranger les choses. De l’autre côté, ceux qui assurent la régence sont loin non seulement d’être à leur place, mais conduisent, avec leur politique de la marginalisation et des humiliations, le pays vers des lendemains incertains. Cela est inacceptable. Paris pourrait donc, on ne sait pas trop par quelle parade, déposer Ali ongo et favoriser une transition politique et apaisée au Gabon.

Au moment où nous écrivons ces lignes, des preuves nous ont été apportées montrant que certains membres du gouvernement, et pas des moindres, tissent déjà . des passerelles avec le « Chinois » d’Omboué. Est-ce à dire que Ping est la personne choisie par Paris pour gérer une possible transition au Gabon ? Cela est plausible, même si le nom de Jean Eyeghe Ndong, un ancien soutien de Jean Ping qui vient de prendre sa liberte, est également cité.

On comprend mieux la volonté d’anticipation du pouvoir qui, ces derniers temps, se bat comme le diable dans un bénitier pour acheter des opposants et montrer à Paris qu il se forme au Gabon une forme d’unanimité de la classe politique pour les échéances futures. Cette parade vise en réalité à isoler Jean Ping et à mettre Paris devant le fait accompli.

Sauf que la tactique du régime semble se gripper. F.n effet, au sein du PDG, certains acteurs insoupçonnables et insoupçonnés jouent sur deux tableaux. D’un côté, ils tentent de faire comprendre à Paris que, malgré son état de santé, Ali Bongo reste encore l’homme de la situation. En fait, ils ne l’affirment que du bout des lèvres pour observer la réaction de Paris, car sur place, ils tiennent des réunions nocturnes pour déjà préparer l’après-Ali Bongo. Autrement dit, même au sein du régime, il y en a qui pensent désormais qu’Ali ongo est l’homme du passé et du passif du Gabon de à maintenant.

On comprend donc que si le régime tient encore, ce n’est pas tant parce qu’Ali Bongo tient les manettes. Tout le monde sait qui gère actuellement. Mais parce que Ali Bongo qu’ on nous présente sert plutôt de cheval de Troie à certains acteurs du régime qui s’en servent pour pilier impunement les caisses de l’Etat. Il faut vite arrêter l’hémorragie. Et pour cela, le Gabon a besoin de l’aide de Paris.

Source: le Mbandja

 

 

 

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