Décédé depuis le 13 juin dernier, la dépouille de Gédéon Moukagni n’a toujours pas été enterrée. Pour cause l’épouse du défunt s’oppose avec la dernière énergie à l’hunimation de son défunt mari dans son village natal Nyali, dans le département de la Doutsila (province de la Nyanga).

Depuis ce lundi, l’affaire a été portée devant la Cour d’Appel, après le jugement en première instance, qui avait donné raison à Yolande Ekouara épouse Moukagni.

Malgré des multiples rencontres entre les deux familles pour trouver un terrain d’attente en rapport avec les obsèques, l’épouse du défunt avait le 27 juin 2021, porté l’affaire devant le tribunal de première instance, pour dit-elle exiger les dernières volontés du défunt. Chose étonnante, elle n’a pas pu verser une quelconque preuve matérielle de ses allégations au dossier. La justice lui avait donné raison sans tenir compte des arguments de la belle-famille. Alors que l’affaire était encore en discussion, l’ épouse s’est précipitée à demander à la justice de trancher.

Il faut rappeler à toutes fins utiles que Gédéon est décédé à la suite d’un malaise. À quel moment avait-il pu instruire son épouse sur le lieu de son enterrement ? Malgré tout, elle tient à l’enterrer à Libreville. Chose curieuse !

Dans son argumentaire, Yolande Moukagni aurait dit n’avoir jamais mis les pieds à Nyali, le village de Gédéon Moukagni de son vivant.
Ce que sa belle-famile a tenu à démonter. Elle a ainsi apporté des preuves contraintes, notamment des photographies de sa présence et de celles de ses enfants à Tchibanga et à Nyali.

Il faut rappeler que la tradition n’est pas en sa faveur. Car les us et coutumes qui sont des sources de droit ne peuvent lui donner raison.

Car chez les punu l’ethnie de son défunt époux, c’est le père qui enterre son enfant.

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