Encore citée parmi les compagnies aériennes au monde à respecter scrupuleusement les accords internationaux en matière d’aviation civile, la française « Air France » se fait ces derniers temps remarquer négativement à la grande insatisfaction des usagers, les premiers, qui se demandent comment se l’expliquer.

 

Doit-on laisser faire certaines dérives surtout quand elles sont désormais répétitives quand on sait le traitement « sauvage » dont nous sommes victimes au mépris des difficultés de plus en plus énormes que nous rencontrons pour non seulement obtenir un ticket de transport dont le prix a depuis pris l’envol, mais aussi une place à bord des aéronefs de la compagnie française ?

Combien sommes- nous en effet aujourd’hui à pouvoir si facilement acquérir un billet qui en moins de deux semaines est passé de 1200 à 3795€ pour la destination Gabon ? Que de grincements de dents vu qu’aucune justification n’est brandie au sujet de ces hausses tarifaires brutales ! Cela frisant le scandale tout comme d’ailleurs le coût du bagage parti de 150 à 180€ sans notification et celui de la franchise de 32 kg qui est passé à 325€ aujourd’hui.

Ne sommes- nous pas en mesure d’évoquer une arnaque ? Ne sommes- nous pas en droit de parler de méthodes spoliantes ?

Même si nous pouvons imaginer, ce qui n’est pas une raison suffisante, que le Covid-19 a sa part de responsabilité dans le traitement dégradant que l’on subit, faut- il que cela aille jusqu’à la non-prise en charge des passagers par la compagnie en cas de retard ou d’annulation jusqu’au lendemain de vols comme cela est arrivé aux personnes ayant embarqué à Libreville le 13 juin dernier à 11 heures à destination de Tunis qu’elles devaient rallier via l’aéroport CDG, le lendemain à 9h45 ? Plutôt que de bénéficier aux frais d’Air France de l’hébergement gratuit tel que consigné dans les textes régissant la réglementation européenne (CE) 2004/216, lesdits passagers ont été laissés en rade à l’aéroport où ils se sont résolus à passer la nuit.

Voici une preuve patente de mépris vis- à- vis d’une clientèle payant déjà le prix fort car soumise presqu’inattendûment à des dépenses dont la hausse exponentielle obère ses capacités à de mieux en mieux se prendre en charge à destination. Air France jouit- elle d’un pouvoir lui autorisant à en faire à sa tête ? La compagnie veut- elle nous faire croire qu’elle traite désormais ses passagers au cas par cas, selon qu’elle desserve l’hémisphère nord ou sud ? Autant de questions auxquelles nous exigeons qu’elle réponde sans ambages. Le message est, croyons- nous, bien compris cela demande ni plus ni moins au sud une nécessaire prise de conscience susceptible de lutter contre le pseudo- monopole de la compagnie française sur le ciel africain puisque c’est de lui dont il s’agit.

« A la guerre comme à la guerre ! ».

 

Chartrin Cesard

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