Eugène Mba, l’édile de la capitale gabonaise défraie depuis quelques temps la chronique au motif qu’il aurait démissionné. Plutôt que d’être vraie, cette triste et honteuse rumeur cache une manipulation orchestrée au sommet de l’Etat par des personnalités indignes.

 

Lesdites personnalités de mèche avec le gouverneur de l’Estuaire, Marie- Françoise Dikoumba, sont comme Ian Ghislain, fils d’Albert Yangari, celles qui instrumentalisent une presse du dimanche visiblement avide de sensationnel et ayant tourné le dos aux principes déontologiques et éthiques, pour distiller de fausses nouvelles sur le banquier dont l’opinion connait le sens élevé de responsabilité et l’attachement maladif aux questions liées à l’orthodoxie administrative et financière.

Selon ses proches, Eugène Mba avait été invité le 3 juin dernier par le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda. Curieusement, c’est Marie- Françoise Dikoumba, ci- devant gouverneur de l’Estuaire, sans doute déjà saoule des nouvelles faisant état de sa probable entrée au futur gouvernement, qui le recevra flanquée d’une personne se présentant comme un responsable du B2. Ce serait devant ce parterre que le Premier- ministre lui expliquera qu’elle vient au nom du président de la République lui intimer l’ordre de démissionner.

Toujours selon ses proches, Eugène Mba ne s’est pas plié à ces injonctions indiquant que la norme voudrait qu’il se concerte au préalable avec le conseil municipal et qu’il lui soit, avant la prise d’une quelconque décision, accordé un temps de réflexion. Ce qui n’a pas été du goût de ses interlocuteurs parmi lesquels le fameux responsable du B2 qui a menacé de façon cavalière de faire arrêter le maire s’il n’obtemperait pas et refusait donc de signer la lettre de démission contre toute attente. C’est le lieu pour nous de défier quiconque prouvera document à l’appui qu’Eugène Mba a bel et bien rédigé de ses propres mains une lettre de démission comme le prétendent les médias à la solde de ses perfides détracteurs dont des personnalités servant à la présidence de la République.

Que n’a- t- on pas en effet entendu sur le compte de l’édile que cette presse infâme a traité comme un pestiféré, touchant à sa dignité et violant ses droits les plus légitimes ? Eugène Mba est accusé notamment de mauvaise gouvernance et de malversations financières, les mêmes griefs qui avaient été faits à Jean- Marie Ogandaga, ancien ministre gabonais de l’économie, comme pour justifier le dicton bien connu de tous: « Qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Si ces accusations étaient fondées, n’était- il pas commode de recourir à des méthodes simples et dignes plutôt que d’opter pour un harcèlement insensé ? N’existe- t- il pas des règles appropriées en matière d’interpellation ? Marie- Françoise Dikoumba devrait- elle se réjouir d’avoir outrepassé les règles en la matière en convoquant sans motif avéré une session extraordinaire du conseil municipal simplement pour statuer sur la démission du maire ? Pourquoi cette affaire a fait autant de bruit, y compris à la Primature où le chef du gouvernement et ses affidés ont pris fait et cause pour le gouverneur de l’Estuaire ? Quelle grossière bêtise ! Certains services compétents en sont même à se demander qui était le fameux responsable du B2 pourtant reconnu pour être une administration sérieuse, à la réunion extraordinaire. Et nous de nous poser la question de savoir comment l’on peut laisser le pays aux mains de gens de peu de foi doublés de personnages cyniques.

Dans nos prochaines livraisons, nous nous proposons de porter à la connaissance du grand public, les noms et identités des personnes auteures des manipulations à l’encontre du maire de Libreville. Tenez- vous bien, elles se trouvent aussi bien à la haute administration, présidence de la République y compris, qu’au PDG et même à l’Hôtel de ville, qui l’aurait cru ?

 

Kalengori Cesard

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