Situé entre le sixième arrondissement de Libreville et le parc d’Akanda, les populations de Babouchine ont rejeté le projet d’implantation d’une poubelle publique dans la zone, au cours d’une déclaration dimanche.

Remontées contre l’idée d’une décharge publique, les résidents de Babouchine, ont scandé des slogans contre le projet.

 » Non, à la poubelle, non, à la destruction de l’environnement », pouvait-on entendre.

Joint au téléphone, Wilfried Issiembi, maire du 6è arrondissement de Libreville, dit n’avoir pas entendu parler d’un projet.

Et pourtant, les populations ont reçu la visite des personnes arrêtées sur les lieux en véhicule tout terrain et ont numéroté des dizaines de maisons impactées par le projet d’implantation de la décharge publique, ont-elles affirmé.

« On voit des équipes sillonner notre zone. Qu’est-ce qui se passe ? On ne nous dit rien, on ne connaît pas, on ne comprend pas », a indiqué Telesphore Edou, porte parole du collectif des populations.

Selon les mêmes populations, Ali Bongo Ondimba avait en 2013, avait fermé la carrière de sable et avait interdit l’idée de la mise en place d’une décharge publique, évoquant la protection de la nature.

Il faut également rappeler que la zone de Bambouchine est réputée pour son écosystème qui permet de nourrir plusieurs espèces halieutiques, telles que les couteaux de mer, les tortues luth, etc..

Les populations te lament depuis longtemps des meilleures conditions de vie.

« Nous avons besoin de l’eau, l’électricité et la route, un dispensaire, et pourquoi pas des écoles et un établissement secondaire », a souhaité, un jeune homme, qui pour aller à l’école marche à partir de 5 heures du matin.

Babouchine est une bourgade où vivent 4 000 âmes.

 

 

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