L’opération « Mamba » initiée par le président Ali Bongo Ondimba en vue de traquer les agents de l’Etat indélicat, saluée par plus d’un Gabonais, semblerait s’attaquer à monsieur tout le monde, laissant parfois de côté certains responsables de détournements de deniers publics.

Selon des informations à notre disposition, le Directeur Général de l’ANAC, Nadine Anato, agit au mépris des principes régissant le fonctionnement de la procédure de séparation des pouvoirs entre l’ordonnateur et le comptable en République gabonaise.

Un agent de l’ANAC nous expliquait que ceci était fondé, le respect de la procédure constituant le talon d’Achille de dame Anato qui en fait à sa tête.

Ceci donne à voir, selon ledit agent, un spectable loin de l’orthodoxie exigée et de règle dans les métiers comptables. Tenez ! Pour autoriser par exemple un paiement, le comptable devra fournir une pile de documents comprenant des pièces justificatives des opérations des recettes et des dépenses publiques, un bon de commande, un ordre de paiement signé du DG et de son DAF, une facture proforma, une facture définitive et un bon de livraison…

Nous avons malencontrueusement constaté à partir des factures en notre possession qu’à l’ANAC, cette procédure est bafouée. Puisque certains ordres de paiement, certaines dépenses ou engagements de personnes morales sont acquittés par des personnes physiques en poste dans cette institution.

Il est important de souligner que sur les OP, les bénéficiaires sont appelés billeteurs, or un billeteur ou un régisseur est nommé par arrêté. Et que la loi interdit aux administrateurs de crédits d’être régisseurs ou billeteurs.

Au regard de tout cela, n’y a- t- il pas complicité active du comptable en poste à l’ANAC ?

 

Amourh Cesard Ossey

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