La Banque internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) oscille ces temps derniers entre détournements massifs et répétitifs d’argent et impolitesse vis-à-vis du client qui, dit-on, est pourtant roi. Les scènes que ces derniers vivent ont de quoi les frustrer tellement elles relèvent les concernant essentiellement de l’observation des règles élémentaires de savoir- vivre et de politesse. C’est à croire qu’il est loin, mais alors très loin, le temps où le slogan « Avançons ensemble » charmait.

 

Ils sont de plus en plus nombreux les clients de la BICIG avec qui nous échangeons pour des besoins d’investigations scientifiques qui affichent leur dépit d’être domiciliés dans cette banque, non pas seulement parce qu’elle ne leur offre plus les mêmes garanties qu’il y a quelques décennies, mais aussi et surtout parce que l’accueil constitue de jour en jour davantage, le talon d’Achille de l’une des institutions bancaires ayant naguère pignon sur rue au Gabon.

A quoi pouvez-vous pensé en effet lorsque vous apprenez qu’une haute personnalité de cette République a vu son comptes à la BICIG piraté par des agents de l’institution reconnaissant s’être emparés de plusieurs millions de francs CFA. Critique quand on sait que la personnalité suscitée n’est pas la seule parmi les clients de la banque à avoir été victime d’un tel désagrément. Ceux que l’on appelle « petits clients » font partie de la longue liste qui s’allonge inexorablement et impitoyablement.

Mai 2020, se souvient-on encore comme d’hier, la BICIG a été l’objet de cyber-attaques, 113 millions de francs CFA avaient été dérobés à des clients ayant témoigné avoir subi des retraits frauduleux via des cartes de paiement internationales. Une affaire de plus qui venait porter atteinte au capital confiance de la BICIG vis-à-vis de sa clientèle. Comble d’ironie, même les comptes de personnes décédées dont Fulbert Manfoumbi, mort en 2015, ont été l’objet de visites mafieuses. Comment interprêter la décision d’un Huissier de justice réclamant à la banque le paiement d’une somme de 200 millions de francs CFA, de fermer deux agences BICIG ?

Pour tenter de nous acquitter de notre devoir d’informer et de livrer la vérité aux Gabonais, nous avons cru bon d’aller nous adresser, comme il est recommandé professionnellement, aux responsables de l’institution bancaire, non pas à des fins subversives, mais simplement dans le désir de rétablir la vérité et de crédibiliser, si cela était encore possible la BICIG qui, de l’avis de plus traîne des casseroles. Mal nous en a pris lorsque nous nous sommes heurtés à ce qu’il convient de qualifier par refus de se prêter au jeu consistant en la clarification d’un sujet qui défraie la chronique. Plutôt avons- nous été éconduits par la soi-disant reponsable de la Communication, mandatée par le Directeur juridique, qui n’a même pas daigné nous recevoir dans son bureau, mais plutôt dans les couloirs au mépris des règles administratives et des principes fondamentaux de la Communication qui, soi-dit en passant est une science, ce qu’elle n’aurait pas ignoré si elle occupe ces fonctions objectivement.

Cette dame, devrait retourner à ses chères études si elle a encore du mal à percevoir quel est son rôle surtout dans un contexte de crise qui aiguise la curiosité non seulement des clients, mais aussi des adversaires de la banque, la mondialisation et la globalisation étant venus imprimer un ordre nouveau qui, lorsqu’il est mal interprêté, pourrait conduire à Canossa.

 

Chartrin Cesard

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