Elles continuent de défiler sur les réseaux sociaux, les photos présentant des agents de la garde républicaine molestant un homme. La raison: la petite de l’agressé qui l’accompagnait ne portait pas de masque comme imposé par les autorités pour prévenir contre le Covid-19.  

 

On peut donc affirmer que désormais, la lutte contre la maladie passe par l’usage de moyens contre-nature. Dommage dans certains cas puisque toute violence est ici légitimée par l’ordre donné aux soldats chargés de veiller au respect des recommandations gouvernementales par le ministre de l’intérieur Lambert- Noël Matha qui, lors d’une conférence gouvernementale, indiquait que les forces de l’ordre et de sécurité seront intraitables envers toute personne refusant de respecter les mesures barrières, le port du masque dans les lieux publics notamment.

Ce qui frustre cependant les populations qui paient le lourd tribut des mesures édictées, c’est le fait que les autorités n’aient pas pensé à compenser les dépenses afférentes par exemple au paiement des masques, alors que l’on attendait du gouvernement qu’il prenne en charge certaines dépenses ou veillent simplement à doter chaque citoyen des produits offerts au Gabon par des pays et organismes tiers, ce depuis la déclaration le 12 mars 2020 du premier cas positif au Coronavirus. Ce que certains constatent pour le déplorer, c’est que de nombreux masques promis à la distribution ont fini par se retrouver comme par enchantement au marché noir. Une attitude bien gabonaise ? Au Sénégal, les bavettes sont distribués par les forces de l’ordre.

Ce à quoi nous assistons, c’est à un déploiement exagéré dans les rues de centaines de soldats tous corps confondus depuis la réinstauration du couvre- feu. Les militaires tous bérêts, ceux de la garde républicaine, les bérêts rouges et les forces d’élite sont mobilisées et lâchés comme des dogs dans les rues à longueur de journée, parfois prêts à outrepasser leur mission comme à leurs chères habitudes. Sous- développement quand tu nous tiens !

On aurait pensé à une dictature militaire…

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