Entre les deux partenaires sociaux de la société minière basée dans la province du Haut-Ogooué, l’athmosphère est subitement devenue délétère, les syndicalistes considérant le tout dernier comportement de la Direction générale comme un manque de considération à leur égard, susceptible d’entacher leurs relations et développer une crise au sein de l’entité industrielle.

 

Après la signature de la convention d’entreprise, les syndicalistes ont été invités par la Direction générale de la Nouvelle Gabon Mining à festoyer cette réussite à Libreville.

Une fête à laquelle les syndicalistes n’ont pas pu participer visiblement par la faute de la Direction générale qui a péché dans l’organisation de cet important rendez-vous.

L’absence involontaire des syndicalistes qui accusent le traitement à eux réservé par la Direction générale depuis les conditions de déplacement de Franceville à Libreville, jusqu’à l’accueil qui leur a été réservé à leur arrivée dans la capitale où ils ont cruellement manqué d’assistance, obligés qu’ils étaient de se livrer à eux- mêmes pour se loger et se déplacer.

En effet, alors que les membres de la Direction générale ont emprunté l’avion comme mode de transport, les syndicalistes ont, eux, contre toute attente puisqu’il était prévu que tous les participants voyageraient par air, été priés de prendre le train avec tout ce que cela représente de tracasseries. Résultat: c’est des syndicalistes éprouvés à qui l’on n’a fourni aucune explication sur ce changement de programme qui ont été vus 24 heures après leur départ de Franceville à leur arrivée à 19 heures le lendemain à Libreville. Libreville où aucune disposition n’a été prise pour les accueillir à la gare.

Abandonnés, ils ont dû se résoudre à se loger par leurs propres moyens. Dire que le même jour, la Direction générale insouciante et démissionnaire organisait un repas en l’honneur desdits syndicalistes à 18 heures 30 dans un restaurant huppé de la place, repas auquel, on les comprend aisément, ils n’ont pas pu prendre part. Ce qui est incompréhensible et même révoltant, c’est que la Direction générale n’ait pas fait cas, alors qu’il aurait par exemple été sensé de reprogrammer ledit repas. Exténués par le long et fatiguant voyage de la veille, les syndicalistes se sont donnés rendez-vous à Michelle Marine où il était prévu qu’ils embarquent pour la Pointe- Denis vers 11heures. Quelle n’a pas été leur surprise de constater qu’en dehors du fait que la Direction générale les ait malencontrueusement dévancé vers 8 heures, ils aient été forcés d’attendre en vain, ce jusqu’à 15 heures, l’arrivée d’une embarcation qui devait les y conduire.

D’où la question qu’ils se posent sur le mobile de leur présence à Libreville et les dénonciations se rapportant à ce qu’ils qualifient de manque de considération de la part de la Direction générale, suseptible de déboucher sur une rupture de confiance, eu égard au fait qu’ils relèvent dans l’attitude de cette dernière une volonté manifeste de rompre, avec les risques que l’on peut aisément imaginer, le dialogue social.

Affaire à suivre !

Désiré de Sakété

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