En grève depuis deux mois les eco-gardes accusent le ministre des eaux et forêts d’être à l’origine de leur galère et demeurent sur leur poste jusqu’à satisfaction de leurs protestations.

 

Les points inscrits dans le cahier de charges n’a pas connu une avancée. « Nous sommes toujours maltraités et nous sommes relégués au rang de mendiants ». « Aujourd’hui, nous enregistrons deux mois de salaires impayés ».

 

Pour le personnel de l’ANPN, en plus du ministre Lee White, qui est selon eux, « le responsable de notre situation », l’actuel secrétaire exécutif, Christian Tchemambela, la directrice des ressources humaines, Annie Maroga, et le directeur technique, Hubert Ella Ekoghat, sont accusés de respecter à la lettre les décisions obscures du ministre, qui visent à faire main basse sur l’ANPN. Les agents en veulent pour preuve, les menaces régulières, les licenciements abusifs, les affectations disciplinaires et les suspensions au poste des agents. « À cause de mon appartenance au syndicat, j’ai été suspendu et je suis depuis lors à la maison », dénonce un éco-garde.

 

Au nombre de griefs inscrits dans le cahier de charges, il y a entre autres : « Le statut de l’Éco-garde, les cotisations à la CNSS, l’assurance maladie Ascoma, le paiement des salaires ». Le personnel exige également une amélioration considérable sur les primes de logements, à 100.000 fcfa, « actuellement, notre logement est de 18 000 fcfa, même une chambre ne peut être à ce prix ». Il y a également une prime d’astreinte, qui devrait passer à 75 000 fcfa. Au regard des risques encourus quotidiennement, les Éco-gardes exigent une prime de risque évaluée minimum à 100.000 fcfa et le versement de la prime de ristourne, conformément à l’article 71 de la loi n°3/2007 de août 2007 relative aux parcs nationaux.

 

Au regard des finances de l’ANPN, les Éco-gardes exigent également un salaire net à partir de 500.000 fccfa. « Nous sommes la cheville ouvrière de l’ANPN, ceux qui sont dans les bureaux ont des salaires faramineux et nous qui faisons rentrer de l’argent, nous sommes payés à en monnaie de singe », fustigent les éco-gardes.

 

Source: http://pyramidmediasgabon.com/

 

 

 

 

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