Les fonds dégagés par l’État dans le cadre du soutien des populations ont-ils été utilisés à bon escient pour les besoins de la cause? Pas très évident au regards des différents bilans mitigés et de l’impact moins visibles des actions posées. 

A la Société d’Eau et d’Énergie du Gabon par exemple, les interrogations sont restées sans réponses. Portant le président de la République a décidé que l’État devait prendre en charge l’eau et l’électricité. Pour ce soutien, la cagnotte allouée à la SEEG était de l’ordre de 6 milliards de FCFA.

Premier couac, la Direction générale de la SEEG décide unilatéralement de ne considérer qu’une certaine catégorie de compteur. Même les compteurs éligibles n’ont pas pu bénéficier de la gratuité du courant. Et un mois après, cette gratuité a été annulée.

Pour de nombreux usagers, les montants dégagés par les pouvoirs publics, n’auraient pas servi au besoin de la cause.

En effet, des milliers de compteurs d’eau dont hors services depuis des années. Pour preuve la même SEEG a entrepris durant la période de confinement les ravitaillements en eau pas très potables dans tous les quartiers de Libreville. De quelles factures donc la SEEG a accrédité d’un montant de 15.000 FCFA. Pour Libreville seulement, près de 18.000 compteurs ne sont pas ravitaillés en eau. Ce qui veut dire que la SEEG a empoché plus de 270.000.000 FCFA. Si dans une autre figure on s’imagine que d’autres milliers de compteurs ne consomment pas plus de 5.000 FCFA par mois, l’on comprend aisément que la SEEG a grugé dans une moindre mesure.

Dans un autre registre, la gratuité de l’électricité a aussi subi les mêmes manigances. De nombreux compteurs inactifs ont été éligibles. D’autres nombreux clients malgré les nombreuses tentatives n’ont pas vu les compteurs accrédités d’unité Edan. Il est donc claire que tous les fonds engagés pour soulager les couches défavorisées.

Les explications fournies à son époque par Par Pascal Houangni Ambouroue n’ont pas convaincu grand monde puisqu’il ne maîtrisait pas lui-même les contours la gestion des 6 milliards. D’ailleurs, pour vouloir regarder de trop près, il a été débarqué du département de l’Énergie. Le Directeur général de la SEEG Franck Patrick Kouma ne rendant compte qu’à la présidence de la République .

La Commission de la lutte contre l’enrichissement illicite et la Cour des comptes devraient se pencher sur la gestion de ces importants fonds, pour voir ce qui a été fait.

 

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