Les ex-employés de l’AGP ne lâchent rien devant le Trésor, la promesse de passer à la caisse ce jeudi n’a pas été tenue.Sur le front de leur piquet de grève, les anciens agents de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) ne sont pas prêt à lâcher prise. C’est du moins ce qui ressort  du constat fait sur place.

 

Près de trois semaines après le déclenchement de leur  mouvement d’humeur pacifique, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor  du pays n’a toujours pas accédé à leur vœu: le paiement de leurs arriérés de salaires suivi de leurs droits légaux estimés à près de 285 millions de francs CFA.

Malgré la date butoire de paiement fixée pour ce jeudi 10 septembre rien n’a bougé. «Si nous lâchons notre mouvement c’est finit. Ils ont promis de nous payer le 10 septembre mais il y a rien», a regretté un gréviste, visiblement dépassé par les événements.

 

Selon nos sources, ces ex-employés ont été licenciés en fin 2017 pour motif économique et sont partis  sans mesures d’accompagnements telle que prévu par la loi. Ils subissent les affres de la galère  de plus en plus insupportable.

 

Ils ont décidé de braver ainsi les pluies qui s’abattent sur eux, en plein coeur de la capitale. Une réaction même tenant compte des valeurs humaines   devrait s’en suivre rapidement pour rendre le sourire aux intéressés sur ce point précis de régularisation de la situation.

 

Au moyen d’un balff amplifié qui crache des décibels en longueur de journée,  ils attirent l’attention sur l’urgence de leur établir leurs quittances de paiement. Pour montrer leur détermination, ils n’hésitent pas de s’assoir parfois à même le sol. Le dossier serait au règlement depuis plus de  deux mois.

 

Lors d’une rencontre  plutôt avec le directeur du règlement, l’actuel administrateur directeur général de l’AGP, El Mult Moutchinga Boulingui avait reçu en présence d’un représentant de ces ex-employés, Larson Koumba, des précisions sur la période de paiement fixé au 10 septembre donc ce jour. Mais il n’en est rien et aucune communication de la part des services financiers concernés sur la suite, histoire de soulager ne fut-ce que les consciences.

 

Sur place, des usagers du Trésor public n’hésitent pas de marquer un stop au lieu de la grève et ils peuvent sur les banderoles des messages adressés ouvertement au directeur général de la Comptabilité Publique et du Trésor public : «M. D.G du Trésor et Madame Trésorier central payez nous notre argent svp nous avons des familles comme vous».

Ailleurs, on peut également lire ceci :«les deflatés de l’AGP réclament le versement de leurs droits depuis 3 ans. Le dossier est à la direction des règlements (soit transmis depuis le 20 juillet 2020».

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