Répondant aux questions des députés lors de sa déclaration de politique, le Premier ministre gabonais, Rose Christiane Ossouka, a déclaré qu’il n’y a pas de prisonniers politiques au Gabon.

Dans sa prise de parole, le député, Davin Akouré, président de l’Alliance pour un nouveau Gabon (ANG), également président d’un groupe parlementaire de l’opposition à l’Assemblée nationale, a demandé au Premier ministre, de libérer les prisonniers d’opinion. Estimant que les Gabonais ont le droit de participer au débat politique de leur pays. Citant pêle-mêle quelques noms.

Rose Christiane Ossouka, a sans détour déclaré comme ses prédécesseurs  » Qu’il n’ y a pas de prisonniers politiques au Gabon. Il n’y a que des prisonniers de droit commun ».

En rappel, quelques temps après la présidentielle de 2016, Le procureur de la République de l’époque, Steeve Ndong Essame Ndong avait fait arrêter Frédéric Massavala Maboumba, ancien porte-parole des partis qui soutenaient la candidature de Jean Ping. Il était accusé d’avoir incité les manifestants à investir, sans autorisation préalable, l’espace public avec une marche. Il y a eu également l’arrestation de Pascal Oyougou, secrétaire général adjoint de l’ancien parti Rassemblement Héritage et Modernité, devenu Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), accusé de vouloir déstabiliser les institutions sans pourtant apporter la preuve, jusqu’à ce jour, il n’a pas encore été jugé et croupit en prison.

De même, pour l’ancien député Bertrand Zibi accusé pour violences et voies de fait et détention illégale d’une arme à feu. Là aussi, aucune preuve matérielle convaincante n’a été présentée.

Au Gabon, l’opinion estime que toutes ses personnes sont des prisonniers politiques.

 

 

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