Comme le disait feu Omar Bongo Ondimba,  » le Gabon est une maison de verre où ceux qui sont à l’extérieur voient ceux qui sont à l’intérieur et vice- versa ». Le 8 août dernier, la Caisse des dépôts et des consignations ( CDC) a invité les réservataires des logements du lotissement Magnolia pour tenter de les convaincre au sujet des malfaçons supposées, constatées après la réalisation des travaux par les entreprises auxquelles le marché a été octroyé.

 

Fait curieux, aucune plainte n’est jusqu’ici déposée au tribunal civil pour dénoncer lesdites malfaçons. Ce sont plutôt les entreprises qui ont sollicité auprès du tribunal une contre- expertise qu’elles tiennent à opposer, pour sans doute se mettre à l’abri, à celle effectuée unilatéralement par la CDC. Le tribunal qui semble leur avoir prêté une oreille attentive a purement et simplement décidé de suspendre toute opération sur le lotissement.

Cela suscite des interrogations nourries qui donnent martel en tête aux prétendants aux logements que l’attitude de la CDC est loin de rassurer, ce d’autant plus qu’ils y décèlent une manière de se foutre des lois en vigueur dans le pays, puisqu’ayant positionné la société  » Mika Service », à bout de souffle et qui de surcroît n’est pas spécialisée dans le secteur d’activité de construction de maisons industrielles, sur le chantier, ce qui fait dire qu’il y a comme un délit d’initié, les responsables de celle- ci entretenant des rapports très étroits avec ceux de l’institution financière. Et pourtant l’on sait que  » Mika Service » traine des casseroles pour n’avoir pas par exemple réussi à assurer les travaux d’assainissement du projet de logements du pont Nomba.

Plus grave, dernièrement, le B2 a failli se laisser instrumentaliser par les responsables de la CDC en convoquant l’un des adjucataires, ignorant certainement les règles de procédure qui font que le B2 ne soit pas compétent dans le règlement de contentieux civils, tâche qui incombe au tribunal.

Affaire à suivre…

 

Chartrin Cesard

Facebook Comments