Le phénomène d’insécurité à Libreville et dans le reste du pays, devient inquiétant, les braquages et autres crimes sont  le quotidien des populations. Malgré les efforts conjugués des forces de l’ordre pour venir à bout de ce phénomène, rien n’y va. Les braqueurs arrêtés et déférés devant le parquet sont libérés et narguent leurs victimes.

Les braqueurs du rond de la démocratie, qui arrachaient les sacs et autres objets de valeur ont été libérés au tribunal. Ce qui pose un véritable problème d’insécurité. Dernièrement, au PK 12, derrière le camp du bataillon de reconnaissance combat (BRC), les jeunes délinquants arrêtés ont été libérés sans autre forme de procès. Nombreux sont les parents de ces mis en cause qui paient des somme faramineuses pour obtenir la libération de leurs enfants.

Derrière l’hôtel de la CAN, à Nzeng Ayong, il y a trois mois, des braqueurs avaient en journée arrachée la recette journalière à un revendeur d’Airtel money. Après une plainte, arrêtés, là encore, ils ont été libérés.

Lors d’une déclaration du président du Syndicat national des magistrats du Gabon, ( Synamag), Germain Nguema Ella déclarait que:

« Dès le départ, on apprend au juge à se débrouiller, et se débrouiller, c’est rentrer dans la corruption. On affame le juge et un juge affamé est sensible au non-respect de la déontologie ».

La situation du magistrat gabonais, est-elle précaire ! La question reste pendante.

Désormais, les populations n’ayant plus confiance en sa justice, pourraient donc se faire justice?

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