Le ministère des Eaux, des Forêts, de la Mer, de L’Environnement, chargé du Plan Climat, des Objectifs de Développement Durable, et du Plan d’Affectation des Terres a conduit une mission de suivi du contentieux lié à la destruction massive de la mangrove dans la commune d’Akanda. Il s’agit de la deuxième mission du genre dans la commune au cours de ce mois de juillet 2020.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la volonté du Prof. Lee White, ministre de ce département ministériel, de veiller à la préservation et à la sauvegarde du milieu naturel.
Menée conjointement par la direction générale de l’Environnement et de la
Protection de la Nature (DGEPN), et la direction générale des Écosystèmes
Aquatiques (DGE) en collaboration avec la mairie d’Akanda, et l’Agence Nationale de l’Urbanisme des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC), cette opération vise un triple objectif : identifier la nature des travaux effectués sur la zone de destruction ; vérifier le statut foncier du terrain en construction ; et
imposer des sanctions en cas de non respect des normes environnementales.
Ayant constaté le non-respect de l’article 64 du Code de l’Environnement en
République gabonaise relatif à l’interdiction de construire dans des milieux naturels sensibles ou proches du rivage, la DGEPN a saisie le matériel ayant servi à la destruction de la mangrove, et a procédée à la fermeture immédiate du site incriminé ainsi qu’à la convocation des propriétaires du terrain.

« Malgré les premières interpellations faites à l’endroit des auteurs de ces travaux, ces derniers se sont poursuivis, voir amplifiés, donnant ainsi lieu à la destruction d’une surface importante de la mangrove. Les propriétaires de ce terrain vont être immédiatement convoqués et auditionnés par le ministère en charge de l’Environnement et les coûts liés aux dommages et réparations seront évalués », a déclaré M. Stanislas Stephen Mouba, directeur général de l’Environnement et de la
Protection de la Nature.

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