Alors Ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ( portefeuille! ministériel qui vient d’échoir au Pr Mougiama Daouda, ancien dir’cab de la Première Dame, qui cumule avec l’Education nationale) Moukagni-Iwangou vient d’être débarqué du gouvernement. A ses dépens, il apprend qu’en politique, l’ingratitude est une notoriété. Pis, que la vengeance est un plat qui se mange froid. Naguère proche de l’opposant irréductible Jean Ping, dont il était le chargé des dossiers juridiques dans le cadre d’une coalition aujourd’hui en lambeaux, le président de « Union et Solidarité » (US) récolte là le fruit d’une trahison politique. Celle de s’être allié à un système au pouvoir et au président Ali Bongo Ondimba dont il fut un véritable poil à gratter avant et après la présidentielle de 2016. Ses militants avaient tenté sa destitution de la présidence de l’US après son entrée au gouvernement. Pour n’avoir pas daigné consulté sa base comme le stipule une disposition statutaire. Mû davantage par le souci du « mangement ». Mais l’idylle n’a duré que le temps d’une mascarade.

Car trompé et abusé, il vient d’être jeté comme une chaussette usée. Et tant mieux pour lui ! C’est une leçon pour tous les opportunistes politiques en mal d’être. Qui croient impunément se servir du peuple pour s’affranchir. Pactisant au gré de leurs petits intérêts personnels. Toute honte bue, Moukagni-Iwangou peut méditer sur son sort. En attendant un éventuel « rachat ». Disons que cette éviction n’a rien de surprenant. Entendu que Jean de Dieu Moukagni-Iwangou n’est pas le premier opposant à s’être allié au pouvoir, et s’est par la suite fait valser du gouvernement. Citons : Paul MBA abessole (RPG), Pr Kombila Koumba (RNB), feu Pierre Claver Zeng (MAD), Louis-Gaston Mayila (PUP), Simon Oyono Aba’A (Morena)… la liste n’est pas exhaustive. À bon entendeur…

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