Très tôt diront d’aucuns. Pourtant la question vaut tout son pesant d’or. Demain se préparant aujourd’hui. Et 2023, au fil des jours et des mois, approche inexorablement. Pourtant, à ce qui se voit, malgré la hantise de cette joute électorale à venir, l’observateur avisé constate malheureusement, pour le déplorer, que ceux qui sont actuellement au gouvernement et même au niveau du secrétariat exécutif du PDG, plutôt que de baliser de chemin de cette perspective par des actes qui rassurent le peuple, s’illustrent tout au contraire par un comportement qui n’aide pas à entretenir le lien ombilical en phase de céder complètement entre un peuple outrageusement abusé et ses dirigeants.

Notamment l’équipe gouvernementale actuelle dont la fébrilité, le déni et l’amateurisme se mesurent chaque à l’aune des actes contradictoires et décriés qu’ils posent. Et le peuple, qui souffre désormais le martyr : incompris, méprisé et exagérément malmené, attend comme patiemment son heure de gloire. Sa revanche. La mauvaise gestion de la crise sanitaire lors du confinement total, la dépénalisation de l’homosexualité, le coût de la vie, le « je m’enffoutisme » des ministres dont plusieurs enflés d’orgueil se comportent comme de petits parvenus… Autant d’illustrations qui pourraient servir le moment venu. Car le peuple n’oublie jamais. Malgré le temps. Alors sur qui peut compter Ali Bongo Ondimba pour 2023 ? En tout cas pas avec le groupe actuel. On en dénombre trop des poids plume. Et nombreux, à l’image de petits enfants, ne prennent pas leur rôle au sérieux. Il suffit de les scruter. Et parmi ses ministres nombreux seraient des proches de Brice Laccruche Alihanga (BLA) qui séjourne actuellement à la prison centrale de Libreville. Comment dans ces conditions envisager un avenir serein et promoteur avec autant des tartuffes, qui sabotent insidieusement la politique du chef de l’État. En France, de tradition notre modèle, Emmanuel Macron, sachant que la vie est un combat où l’issue de la lutte dépend du soin que l’on apporte à se préparer à vaincre, vient de changer son équipe gouvernementale. Au Gabon, pour gommer les nombreuses aspérités et reconsidérer son aura auprès de son peuple, le président Ali Bongo Ondimba doit en faire autant.

Le peuple ne trouvera rien à redire. Car de tous les précédents, le présent gouvernement est cruellement défaillant. A bien des égards. Et ce ne sont pas des hommes valables qui manquent. Et un haut technocrate ( brillant économiste maîtrisant les arcanes de la haute finance) ferait l’affaire pour conduire la nouvelle équipe gouvernementale à même de traduire fidèlement la politique du chef de l’État, de rassurer les bailleurs de fonds et les éventuels entrepreneurs.

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