L’ancien président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition, Guy Nzouba Ndama, a lancé une pétition nationale contre la dépénalisation de l’homosexualité. Loi qui a été votée dernièrement par l’Assemblée nationale et le Sénat au cours du mois de juin 2020.

Une dépénalisation de l’homosexualité qui a divisé l’opinion. Car la majorité pense que cette loi est inique et contre les valeurs culturelles et religieuses, voire abominable.

« Devant la gravité historique d’un tel tournant, synonyme de renoncement à nos valeurs ancestrales, la question aurait dû mériter au minimum un grand débat national, au mieux un référendum pour jauger l’état d’esprit du peuple gabonais. Mais à la place, c’est une attitude légère du Gouvernement et un vote parlementaire tout aussi frappé de légèreté qui ont prévalu dans le processus ayant permis la dépénalisation. Si par une telle légèreté le Gouvernement trahit, comme d’habitude, le peuple gabonais, c’est en revanche un coup de poignard encore plus insupportable que certains Députés et Sénateurs censés traduire la volonté du peuple viennent de planter sur le dos de ce même peuple ; ravissant ainsi à la mauvaise foi la palme d’or du déshonneur.
Aussi, face à cette double trahison, et convaincu qu’aucune loi ne devrait exister contre la volonté du peuple, notre formation politique choisit-elle de restaurer la volonté violée des Gabonaises et Gabonais. A cet effet, nous prenons l’initiative dès ce jour, de lancer une pétition nationale pour dire NON à la dépénalisation de l’homosexualité en terre gabonaise. Tous les patriotes, quel que soit le bord politique, voudraient à travers cet acte de résistance défendre l’intégrité de nos valeurs traditionnelles africaines et Bantu pourraient d’ores et déjà signer ladite pétition au siège de notre parti politique. Nous veillerons également à la répandre dans les 52 départements que compte notre pays. Pour ce faire, nous lançons un appel aux associations et à tous les corps intermédiaires susceptibles de faciliter la circulation de cette pétition à travers les 9 provinces. Le but ici est de récolter massivement la désapprobation des Gabonaises et Gabonais sur une loi jugée inopportune et vécue comme une honte nationale, une honte aux yeux de l’opinion africaine. Il s’agira ensuite d’acheminer l’expression ou plutôt le désaveu populaire vers le Président de la République aux fins de lui rappeler sa responsabilité et ses devoirs vis- à- vis de la nation gabonaise aujourd’hui plus que jamais divisée ».

La pétition va commencer demain mercredi 8juillet 2020 au siège des démocrates et vas s’étendre au reste du pays.

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