Dans une lettre du 18 mai 2020, adressée au directeur provincial du travail, Pierre Studer,directeur général de Caroil Gabon SA, sollicitait l’autorisation des services de cette direction provinciale pour licencier une cinquantaine d’employés gabonais.

En réponse, Armel Thibault OLENDE, directeur provincial du travail, de la province de l’Ogooué Maritime, faisait constater à la direction de l’entreprise Caroil, l’absence des signatures des délégués du personnel, dans le procès-verbal de Concertation, qui selon lui, est une pièce fondamentale dans le dossier pour un tel projet.

Bien entendu après avoir mené une enquête minutieuse au sein de la société Caroil et auprès des délégués du personnel.

La direction provinciale du travail, a fait également constater à la direction de Caroil, le non respect des dispositions de l’article 59 du Code du Travail en vigueur en République gabonaise, en s’appuyant sur l’impact économique et financier des contrats perdus par les employés, la direction provinciale du travail a estimé que le dossier était muet sur ce point.

Pour Armel Thibault OLENDE, l’important dans ce type de projet :

 » Est de s’ intéresser à la visualisation des données économiques et financières de ses marchés, par des tableaux expliacatifs ». Hors il n’en était pas question.

 

« Au regard de ce qui précède, je constate qu’il n’est pas possible de faire droit à votre demande ; Votre requête est donc rejetée », avait t-il conclu dans sa réponse du 17 juin 2020.

 

Malgré le refus, de la direction provinciale du travail, de faire aboutir le projet de licenciement des 51 employés, Caroil sans informer les futurs deflatés, a viré dans les comptes bancaires de ces derniers leurs salaires et les soldes de tout comptes, sans l’avis de l’inspection du travail et sans avoir notifié aux travailleurs concernés par la mesure.

 

Pour Caroil,  » les raisons économiques et financières de notre projet de licenciernent sont consécutives à la réception du 21 mars 2020. de la société ASSALA GABON SA, dun courrier de fin de contrat pour l’appareil de forage Caroil 16. pour motif que les difficultés rencontrées avec la pandémie de COVID-IS et la réorganisation des travaux sur les puits pétroliers. Ainsi que la réception. du 21 mars 2020, dune notification de la société MAUREL & PROM GABON SA mettant à l’arrêt d’un second appareil de forage Caroll 7 et nous sommant la démobilisation dans un délai de cinq semaines, à compter de la réception (documents joints). L’arrêt de l’ensemble de tous nos gorages par ces compagnies pétrolières réduisent aussi nos possibilités de gagner des nouveaux contrats dans notre spécialité. Nous avons envisagé le licenciement motifs économiques de cinquante et un (5I) de nos employés soUs Contrat à Durée Indéterminée, «  a indiqué la direction de Caroil.

A regarder de près cette situation, l’on se rend compte que les sociétés étrangères exerçant au Gabon, n’en n’ont cure des dispositions légales en vigueur dans notre pays. Ils règnent en maître absolu.

Créée en 1997, en tant que filiale du groupe Maurel & Prom, Caroil est chargée principalement de soutenir ses campagnes de forage à travers le monde.

En octobre 2017, plusieurs employés avaient menacé de faire grève, pour réclamer la revalorisation de la prime de chantier de 448 FCFA à 6 000 FCFA par jour », soit une augmentation d’environ 1300%. Ainsi que la revalorisation de la prime de risque, qui était de 1 206,9FCFA et ils demandaient 3 000 FCFA par jour, soit une revalorisation de 248%.

 

 

 

 

 

 

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