Malgré le débat houleux et viral sur les réseaux et dans l’opinion, sur la dépénalisation de l’homosexualité, votée par les deux chambres du parlement gabonais, le président de la République est resté silencieux sur la question qui divise et qui vient une fois encore d’élargir le fossé entre les dirigeants et les populations, farouchement opposées à la légalisation de cette loi abominable. Pour l’heure, le président devra trancher en dernier ressort soit en écoutant son peuple ou emboîter le pas au parlement.

Le débat créé avant et après la dépénalisation de l’homosexualité, par le parlement n’a fait qu’eloigner de plus en plus le pouvoir de sa population.
Une goutte d’eau qui fait déborder le vase. Selon plusieurs observateurs de la vie politique du pays, les blessures liée aux événements qui ont suivis la proclamation des élections présidentielles de 2016, ne sont pas complement cicatrisées. Mettre en avant la dépénalisation de l’homosexualité comme sujet préoccupation, alors que le Gabon connait une crise économique sans précédent, peut faire penser qu’une main noire tapis soit dans les arcanes de la présidence ou soit les puissants lobbies gays auraient certainement fait pression sur le gouvernement pour légaliser l’homosexualité en contre partie de prébandes ?

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