Pour exiger le paiement de leurs droits légaux et arriérés de salaires, les ex-agents de l’AGP/Gabon Matin ont décidé de se mobiliser à nouveau en posant des actes de revendications sur le terrain très prochainement. Ils n’en peuvent plus du fait de la crise sanitaire, qui est venue rendre plus difficile leurs conditions de vie.

Licenciés en fin d’année 2017,  pour le falacieux motif de licenciement économique par l’administrateur provisoire Fidèle Biteghé Minko, les anciens employés de l’Agence  Gabonaise de Presse (AGP) croupissent toujours dans la misère et ne savent plus quoi faire pour rentrer dans leurs droits légaux et leurs arriérés de salaires. Pour certains de ses  anciens employés qui sont chrétiens ou croyants: ”vraiment seul Dieu sait”. Le dossier serait bloqué entre le ministère du Budget et le Trésor public.

Au service de l’agence gabonaise de presse/Gabon Matin durant plusieurs années de dur labeur, ils réclament depuis bientôt 4 ans le paiement de leurs droits légaux ainsi que 7 mois d’arriérés de salaires. Alors que l’impact de la Covid-19 sur leur vie est réel. Il s’agit de débloquer au moins 250 millions de francs CFA pour pallier à ce problème, une somme jugée dérisoire par rapport aux sommes collossalles déboursées pour des dossiers similaires.

«Nous avons le montant le plus dérisoire des droits sociaux du monde, mais difficile à payer c’est cas même terrible», écrit un ancien journaliste de cet organe de presse de service public sur le forum:  »AGP Nos Droits’’ , avant d’encourager à la mobilisation du plus grand nombre pour un mouvement d’humeur sans limite qui pourrait déclencher dans les prochains jours.  «Mobilisons nous pour poser des actes fort, c’est tout», soutient un autre journaliste déflaté de l’AGP.

En réalité,  une nouvelle mobilisation de ces ex-agents, qui ont contribué au rayonnement de l’agence gabonaise de presse et de son produit Gabon Matin risque de ne plus trop se faire attendre. Plusieurs parmi les 50 agents déflatés s’expriment sur les réseaux sociaux.

«Je te dis ma sœur,  je ne comprends rien. Peut être pas tout le monde, mais on a des frère ( LK, AMM, SM..) qui ont déjà fait ce qui était en leur pouvoir , mais rien. Seul Dieu sait ce qui se passe réellement», lance Carine Lekougha. Elle se dit qu’il faut que le Seigneur étende sa main afin que le dossier des droits légaux puisse triompher. «Et pourtant les autres ne font rien d’extraordinaire pour entrer en possession de leur droit», ajoute-t-elle. Elle s’interroge également si ce dossier ne subit pas les affres d’une main invisible qui empêche son aboutissement. Pour sa part, Fanny Mimboui trouve cela d’assez surprenant.

Il y a deux mois, Jean Marie Mba Nguema Ossa, ancien journaliste principal qui fait partie des ex-agents de ce média d’État,  s’adressait au président de la République, Ali Bongo Ondimba en rappelant le bien-fondé de sa politique sociale de  ”se sentir bien lorsque que les Gabonais se sentiront bien ”. La prénommée Chantal, ancienne technicienne de surface,  lance, pour sa part, un appel aux bonnes volontés pour qu’elles lui viennent en aide. Elle porte une blessure ouverte au niveau du pied, l’oeuvre  d’une braise du feu de bois.

«J’ai voulu préparer parceque je pas de gaz donc voilà qu’au moment d’enlever la marmitte  du feu, un charbon est tombé sur mon pied dans sans que  je ne me rende compte et voilà». 

Aux décideurs donc de jeter un regard sur le niveau de souffrance de ces pères et mères de famille, qui ne demandent qu’à rentrer en possession de leurs droits légaux calculés par l’inspection départementale du Travail de Libreville.

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