Le syndicat des enseignants chercheurs. Du Gabon s’est dit favorable à une reprise des activités académiques dans les universités et grandes écoles, au cours d’un point de presse.

 

« Les 27 et 28 mai 2020, deux rencontres réunissant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les chefs d’établissements, les syndicats d’enseignants et les mutuelles d’étudiants ont eu lieu à l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) ».

 

Selon la déclaration du Snec, ces rencontres visaient à définir un protocole de reprise des activités de l’année académique 2019-2020 suspendue à cause de la pandémie du COVID-19.

Ainsi,  l’ordre du jour portait sur les points suivants :

1 – L’état des lieux des différents établissements d’Enseignement supérieur ;

2 – Les mesures à prendre afin de clôturer l’année académique 2019-2020;

3 – Les offres d’accompagnement à proposer aux établissements ;

4 – La valorisation des solutions locales de lutte contre le COVID-19 proposées par certains établissements et instituts de recherche de l’Enseignement supérieur. 

Les choses ne se sont pas passées telles que voulues, ce que déplore le syndicat.

 

« Au sortir de ces assises, le SNEC relève pour le déplorer la mise à l’écart de son Bureau National. C’est pourquoi le SNEC tient à rappeler au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique que son interlocuteur demeure le Bureau national du SNEC et non les Bureaux de sections qui participent de l’organisation interne du SNEC. Le respect de la déontologie administrative commande que le ministère puisse communiquer en tout temps avec le Bureau National.

Dans la perspective d’une reprise des activités académiques, en cette période de pandémie du COVID-19, le gouvernement envisagerait une relance des activités en deux phases : 

– De juin à août 2020 : reprise partielle des activités pédagogiques spécifiques que sont les soutenances, les examens et les corrections ;

– De septembre à janvier 2020 : reprise effective  des enseignements  avec l’introduction du e-learning (télé-enseignement) couplé au présentiel ». 

 

S’agissant de la reprise partielle et totale, le SNEC s’interroge sur la faisabilité de ce projet dans le respect strict des mesures barrières, notamment le regroupement de moins de 10 personnes, la distanciation sociale, etc.

Sur le télé-enseignement sensé démarrer en septembre, le SNEC émet des réserves sur l’effectivité de son opérationnalisation pour la date indiquée au regard du sous-équipement des établissements, des problèmes de connexion, de la fracture numérique nationale, etc. Le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs est ouvert au télé-enseignement, mais il estime que la solution globale n’est pas la panacée. Le SNEC préconise plutôt des solutions locales adaptées à la spécificité de chaque établissement conformément au principe d’autonomie qui régit les établissements de l’Enseignement supérieur.

En ce qui concerne les mesures de lutte contre le COVID-19, le SNEC soutient la proposition du ministre visant à valoriser les initiatives locales suivantes : les mécanismes de lavage des mains de l’Ecole Normale supérieure d’enseignement technique (ENSET), le gel hydroalcoolique de l’Institut de Pharmacologie et de Médecine traditionnelle (IPHAMETRA) et la fabrication des bavettes par l’Institut de Technologie d’Owendo (ITO). 

Cependant le SNEC déplore le peu d’intérêt du gouvernement pour la recherche d’un traitement curatif. 

 

Le SNEC est d’avis pour une reprise des activités académiques. Toutefois, il tient à rappeler au gouvernement qu’aucune reprise, partielle ou totale, ne sera possible dans les universités et grandes écoles en l’absence : 

1-Des régularisations des situations administratives (pré-salaires, postes budgétaires, reclassements après Cames et stage, changements de spécialité, rappels solde, etc.).

 2- De l’apurement de la dette due aux vacations. A cet effet, le SNEC rappelle que le Premier le Ministre, Chef du gouvernement s’y était personnellement engagé le 14 octobre 2019 devant toutes les composantes de l’Enseignement supérieur.  

3- De l’arrimage de la pension retraite au nouveau système de rémunération car tous ceux qui sont admis à faire valoir leur droit à la retraite aujourd’hui ne perçoivent que des faméliques pensions dites «provisoires».

Pour terminer, le SNEC a présenté ses condoléances aux familles de ses collègues de l’Université des sciences de la santé (USS) décédés tout récemment ; il s’agit du Pr Daniel GAHOUMA et du Dr Tanguy de Dieu TCHANTCHOU.

 

 

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