Les faits remontent au 18 avril dernier, Un groupe de 10 personnes se dirigent au fleuve l’Ogooué, c’est dans la province du Haut Ogooué, pour une partie de pêche qui tourne au drame. Selon les 9 autres compagnons de l’infortuné MOUKETOU MAPANGOU Amir Yoann raconte une version qui ne convainc pas sa famille qui a aussitôt porté plainte. Ces neuf personnes parlent de noyade. Faits bizarre, le corps présente des hématomes qui font penser à lynchage avant d’être jeté dans l’Ogooué par ses compagnons de pêche.


Dans leur version, les compagnons de pêche du défunt racontent avoir embarqué à cinq sur un radeau, pendant que les cinq autres étaient restés sur les bords de l’Ogooué pour pêcher. Le jeune MOUKETOU MAPANGOU Amir Yoann avait également pris place sur ce radeau. Le radeau se dirige vers le large, pris de panique, ils n’avaient d’autres choix, que de se jeter à l’eau pour regagner la côte. C’est à ce moment qu’ils remarquent que le jeune élève de classe de seconde avait disparu.

Une version que rejettent les parents du défunt.
« Au regard de leur démonstration, que c’est seulement celui-ci qui n’a pas pu par extraordinaire revenir sur les bords de l’Ogooué après avoir sauté dudit radeau. Que ce dernier tel que rapporté par ses compagnons aurait été englouti par les eaux de l’Ogooué sous leur regard impuissant. Qu’il nous est donc paru nécessaire et urgent de saisir les éléments de la gendarmerie, dans l’optique de mobiliser les moyens adéquats à la recherche du corps enfuit sous les eaux. Que toutefois, avec le retour à la surface du corps aux environs de 7 heures du matin le lundi 
20 avril 2020 et grâce à la diligence de la brigade nautique pour le ramener sur les bords du fleuve, il nous a été permis de constater que les faits qui nous avaient été rapportés en ce qui concerne la noyade, ne correspondent pas à la réalité que présente le corps sans vie de notre regretté fils.

Qu’en effet, nous sommes convaincus que l’argument reposant sur la noyade, allégué par ses compagnons, n’est qu’un alibi monté de toutes pièces, dont le dessein inavoué est de maquiller la vérité dans cette affaire. Que pire, il n’est pas superflu de vous signaler que la mauvaise foi de ces derniers transparaît davantage dans leurs argumentaires hypothétiques, non circonstanciés et non rattachés aux faits développés durant leurs auditions respectives dans les locaux de la gendarmerie. Qu’en l’espèce, il est évident que l’état dans lequel se trouve le corps de notre regretté fils est typique d’un corps qui a lâchement été lynché avant d’être jeté dans l’Ogooué par ses bourreaux », a affirmé la famille dans sa plainte.

Chose incompréhensible et étrange dans cette affaire,  c’est le fait que le Dr André Ntchoreret,  malgré le constat fait à déclaré la mort par noyade. Alors que le défunt présentait un visage tuméfié, du sang qui s’échappait de ses narines.

Un autre cas  de noyade simulée  d’un étudiant de  l’USTM, Lainere Christ Didier Mboumba Magosso a eu lieu dans cette partie du Gabon en avril 2019. Jusqu’à ce jour, cette disparition  n’a toujours pas été élucidée.

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