Caressant le rêve de revenir aux affaires, Pierre Claver Maganga Moussavou a fait une sortie tonitruante sur les ondes de Radio Gabon dans l’émission « Contreverse ». L’ancien Vice-président de la République, au nombre de ses élucubrations, a cru bêtement faire des révélations mettant au grand jour les supposées accointances entre Julien Nkoghé Bekale, actuel Premier ministre et Brice Laccruche Alihanga, l’ancien directeur de cabinet du président de la République aujourd’hui vomis par ses anciens compagnons de route. Mettant gravement en doute la loyauté du premier ministre envers Ali Bongo.

Dans sa diatribe contre l’ancien tout puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maganga Moussavou n’a pas ménagé l’actuel le locataire du 2 décembre.

Une sortie de l’ex vice-président qui intervient près de 11 mois après son éviction de la vice-présidence. Une sortie aux relant de règlement de comptes, voire une stratégie maladroite visant un hypothétique retour aux affaires.

Il accuse Alihanga d’avoir orchestré son limogeage. Ce denier l’aurait placé dans son Viseur pour avoir refusé de se taire sur une prétendue déstabilisation des institutions de la Republique. Selon lui, Bla lui aurait même proposé la coquette somme de 4 milliards de francs pour acheter son silence.
Lors de l’émission, Maganga indique aussi que l’actuel premier ministre, Julien Nkoghé Bekale était aux ordres d’Alihanga et l’aurait même taxé de membre de I’AJEV. ¯ Laissant croire que ce dernier a fait allégeance à l’ancien direcab d’Ali Bongo.
La question que l’on doit se poser c’est celle de savoir si le premier ministre est associé au choix dun Vice— président qui; du reste, est un collaborateur du Chef de l’Etat ?
Autre préoccupation moins lancinante c’est que ces révélations arrivent au moment où -le futur paysage politique est en train de se dessiner. Conscient qu’il a grillé sa carte et qu’il est désormais un has been, et que son discours ne passe plus, l’homme aux mandibules de sauriens qui nous rappellent les premiers hommes sur terre, remue ciel et terre pour s’accrocher. Pourquoi ces révélations aujourd’hui et pas hier, surtout aux lendemains de son éviction il blablatait devant les journalistes en criant aux loups pour dénoncer le complot concernant l’affaire du Kevazinho à laquelle il était à tort ou à raison mêlée ?
Ce monsieur prompt à traduire les journalistes devant les tribunaux pour des motifs farfelus, veut-il faire amende honorable après avoir réclamé urbi orbi la vacance du pouvoir ?
Selon certains observateurs de la vie politique nationale, Maganga Moussavou veut à nouveau revenir sur la scène politique, voyant que le président Ali Bongo reprend de la main. L’homme est connu pour son immoralité politique toujours prêt à tout pour atteindre son objectif tant rêvé de devenir président de la République. Qu’il s’en prenne à Ali Bongo, le seul qui nomme et qui défait.

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